Le fonctionnement des pneus Pirelli demeure énigmatique, selon Symonds

Directeur technique de Williams, Pat Symonds avoue que toutes les écuries de Formule 1 ont bien du mal à comprendre comment fonctionnent les pneus Pirelli en cette saison 2016.

Le fonctionnement des pneus Pirelli demeure énigmatique, selon Symonds
Pat Symonds, Williams
Pat Symonds, directeur technique Williams
Des pneus Pirelli
Des pneus Pirelli
Des pneus Pirelli de démonstration
Pascal Wehrlein, pilote d'essais Mercedes AMG F1 W05 Hybrid
Santino Ferrucci, pilote de développement Haas F1 Team VF-16
Pascal Wehrlein, pilote d'essais Mercedes AMG F1 W05 Hybrid
Kimi Raikkonen, Ferrari SF16-H
Pierre Gasly, Red Bull Racing RB12 Test Driver
Valtteri Bottas, Williams FW38
Sébastien Buemi, Red Bull Racing, teste les pneus Pirelli 2017
Sebastian Vettel, Ferrari, teste les pneus Pirelli 2017
Sebastian Vettel, Ferrari, teste les pneus Pirelli 2017

Symonds fait remarquer l’influence majeure que jouent les pneus en notant d’énormes variations de performances d’une course à l’autre comme ce fut le cas pour Red Bull Racing qui n’était pas dans le rythme à Montréal et à Baku avant de briller en Autriche et en Grande-Bretagne.

L’écurie Williams a elle aussi connu des courses en dents de scie, ce qui pousse Symonds à affirmer que les pneus Pirelli jouent désormais un rôle crucial dans la performance des voitures. “C’est assez drôle de noter qu’au cours des derniers Grand Prix, certains événements sont vraiment particuliers à cette saison”, affirme Symonds.

Comme Force India, nous avons connu une bonne course au Canada tandis que Red Bull a pas mal souffert. Et Ferrari n’était pas vraiment à sa place. Nous sommes ensuite allés en Azerbaïdjan et ce fut à peu près la même situation. Nous avons connu certains soucis avec des accessoires, mais en général, nous étions en bonne posture. Mercedes aussi, ainsi que Force India. Quant à Red Bull, ils n’étaient pas du tout là où ils devaient être."

“Puis, nous sommes allé en Autriche. Force India et nous avons eu pas mal d’ennuis avec les pneus. Nous ne sommes pas parvenus à les faire fonctionner. Red Bull, qui a eu des ennuis de pneus au Canada par une température froide et sur une piste rapide, s’est retrouvé à mener et même à défier Mercedes sur le même type de piste et par la même météo fraîche en Autriche. Tout cela est lié aux pneus. On dit bien les connaître, mais ce n’est pas le cas et on se fait encore attraper, ce que ce soit nous, Red Bull, Ferrari et même Mercedes.”

Les pressions d’air

Les fameuses pressions d’air minimales exigées au départ des Grands Prix a été un grand sujet de controverse cette saison, mais Symonds croit que cela n’est pas le véritable problème.

Cela a un peu compliqué notre vie, mais je ne crois pas que cela soit la vraie source du problème [de variation de performance],” explique-t-il. “C’est plutôt lié à la gomme elle-même. Et le fait de ne plus disposer d’une certaine liberté dans les pressions d’air ne fait qu’accentuer le problème."

“Je ne crois pas qu’une seule équipe soit réellement en pleine connaissance du fonctionnement des pneus. Mercedes connaît aussi certains ennuis quand ils ne disposent pas d’un avantage d'un ou d'un et demie pour cent qui les sécurise. C’est simplement parce que les pneus ne se comportent pas toujours comme prévu."

“Personne ne comprend parfaitement le fonctionnement de ces pneus. Nous consacrons ainsi beaucoup d’énergie et d’efforts à mieux les comprendre,” affirme Symonds.

La surprise Haas

On peut noter que ce ne sont pas que les écuries majeures qui font face à des ennuis de pneus. Gunther Steiner, patron de l’écurie Haas, admet lui aussi que les pneus lui ont causé pas mal de soucis.

Interrogé sur le point de savoir si les pneus avaient été la plus grande surprise de la saison, Steiner répond : “Sans aucune doute. Et je crois pouvoir parler pour les autres. Je constate que les autres équipes tentent toutes sortes de choses. C’est l’objectif principal de toutes les écuries : faire fonctionner les pneus s’assurer ils n’auront pas tendance au graining et à trop monter en pression lors des courses. On tente de prévoir leur fonctionnement. C’est vraiment le plus gros défi du moment.”

Steiner avoue songer à créer un groupe de spécialistes de pneus au sein de l’écurie Haas pour la saison 2017.

Nous sommes une petite écurie. Les ingénieurs de course et nos ingénieurs de performance s’occupent actuellement des pneus. Nous n’avons pas d’ingénieurs spécialisés dans les pneus. Je crois bien que nous devons songer à en recruter, car la situation ne sera pas plus simple l’an prochain. Nous engageons des spécialistes en ce moment, mais pas spécifiquement pour les pneus. Ce sont nos ingénieurs qui voient cela actuellement.”

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