Le génie de Montoya au cœur d'un week-end de course épique

Retour sur l'éclatante victoire de Montoya lors des 500 Miles d'Indianapolis ainsi que sur l'étonnant week-end monégasque en F1.

Voilà 34 ans que je suis le sport automobile, dont 25 en temps que journaliste. Mais il y a toujours des jours où cela me procure des sensations fortes, des instants durant lesquels je frissonne, comme lorsque ce fut le cas quand j'ai vécu mon tout premier week-end de course.

Le week-end du Memorial Day est toujours particulier, puisque l'on y retrouve le Grand Prix de Monaco, les 500 Miles d'Indianapolis et le Charlotte 600 en NASCAR. Tout s'enchaîne en quelques heures à peine, et à l'heure où tout le monde se plaint de la course automobile moderne, je pense qu'il y avait de nombreuses raisons de se réjouir cette fois.

Je me trouvais à Monaco ce week-end, à l'occasion du lancement du Sondage GPDA des fans sur Motorsport.com.

Bien qu'une partie de la course fut relativement soporifique, l'erreur stratégique de Mercedes qui fut fatale au sort de Lewis Hamilton dans cette course représente un instant qui marquera les mémoires pendant longtemps.

Lorsque la voiture de sécurité s'est effacée, je me suis remémoré d'autres instants mémorables, vécus ceux-là en 1992 lorsque Nigel Mansell poursuivait Ayrton Senna. Hamilton fit pareil avec Sebastian Vettel. À l'époque, Nigel n'avait pas pu passer non plus, malgré des pneus et une voiture supérieurs. Il faut dire qu'à Monaco, la position en piste est toujours reine.

L'excitation liée aux 500 Miles

Ce qui s'est déroulé à Indianapolis était encore plus fort : les 15 derniers tours de la course comptent sans aucun doute parmi les plus palpitants de la longue histoire de cette course. Will Power, Scott Dixon et Juan Pablo Montoya étaient roues contre roues à plus de 300 km/h, se disputant la victoire la plus prestigieuse du sport automobile américain.

Je respecte le potentiel immense de Power et Dixon, mais Montoya méritait vraiment cette victoire. Il a non seulement combattu pour revenir aux avant-postes après que sa voiture a été endommagée lors du premier restart, mais il a également transformé une course moyenne en course exceptionnelle.

Je n'oublierai jamais l'instant où Montoya a dépassé Dixon après avoir touché l'herbe côté gauche dans le virage 1. Mais le moment le plus épique fut certainement lorsqu'à cinq tours de l'arrivée, le Colombien a contrôlé sa monoplace en dérive à plusieurs reprises au cœur du virage 2, toujours dans le sillage de Dixon.

Si vous désirez voir le génie d'un pilote au volant, ne cherchez pas plus loin. Montoya a conservé le même rythme pour passer Dixon plus loin au virage 3, avant de mettre les gaz pour l'emporter 15 ans après son premier succès à Indy.

Il ne restait plus qu'à s'incliner devant un pilote au talent si particulier...

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