Le Safety Car virtuel testé différemment à Interlagos

Testée une première fois à Austin, la voiture de sécurité virtuelle (Virtual Safety Car) sera de nouveau expérimentée le week-end prochain à Interlagos, au terme des séances d'essais libres

Testée une première fois à Austin, la voiture de sécurité virtuelle (Virtual Safety Car) sera de nouveau expérimentée le week-end prochain à Interlagos, au terme des séances d'essais libres. Ces essais vont inclure quelques modifications dans le concept. Celles-ci sont directement issues des premières remarques des pilotes après avoir testé le VSC sur le Circuit des Amériques.

Ce qui va changer concerne essentiellement le délai qui sépare chaque information chronométrique délivrée au pilote sous régime de VSC. A Austin, les pilotes étaient informés de leur temps tous les 50 mètres pour leur permettre d'ajuster leur vitesse. Désormais, ils seront chronométrés tous les 200 mètres, avec un délai porté à 10 secondes pour se mettre en conformité avec le temps au tour à respecter.

Sous régime de VSC, les pilotes ne doivent pas dépasser un temps au tour établi auparavant par la direction de course, et estimé à 145% du tour rapide. Grâce à des signaux visuels - sur le volant - et sonores, le pilote peut ajuster son rythme afin de ne pas le dépasser.

Ce procédé est seulement expérimental pour le moment, avant une éventuelle mise en œuvre en course en 2015. Il est le fruit des réflexions que mène la FIA suite à l'accident de Jules Bianchi survenu au Japon, afin d'offrir un nouveau degré d'intervention en cas d'incident, catégorisé entre le déploiement d'un double drapeau jaune dans une zone spécifique et l'entrée en piste de la voiture de sécurité.

Lors des premiers tests à Austin, le Virtual Safety Car a été plutôt bien accueilli, même si chaque pilote a livré des sentiments différents après son expérimentation. Si Pastor Maldonado a trouvé que le respect de la procédure était "très facile", Romain Grosjean a cependant été perturbé. "C'était très, très difficile. Le temps delta augmente de 9 dixièmes, diminue de 6 dixièmes, augmente de 3, puis diminue de 2", a-t-il expliqué. "J'ai trouvé cela très difficile de suivre la manière dont il fallait augmenter l'écart."

La remarque du pilote Lotus a donc trouvé son écho dans la modification des délais pour le temps delta à l'occasion du nouveau test à Interlagos. Un ultime essai devrait également être mené lors du dernier Grand Prix de l'année à Abu Dhabi.

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Séries Formule 1
Pilotes Pastor Maldonado , Romain Grosjean , Jules Bianchi
Type d'article Actualités