"Le temps du mythe" Ferrari face au concret de Red Bull pour Vettel?

Dans une interview accordée au site officiel de la F1, Helmut Marko, Conseiller Red Bull, revient sur les circonstances du départ de Sebastian Vettel de l’équipe l’ayant fait devenir quadruple Champion du Monde

Dans une interview accordée au site officiel de la F1, Helmut Marko, Conseiller Red Bull, revient sur les circonstances du départ de Sebastian Vettel de l’équipe l’ayant fait devenir quadruple Champion du Monde.

Conscient du retrait progressif d'Adrian Newey, chahuté cette saison par une monoplace ne répondant exceptionnellement pas à ses attentes, et par la montée en puissance d’un équipier gênant en la personne de Daniel Ricciardo, Vettel a également de tous temps gardé Ferrari à l’œil, fasciné par l’aura du team italien.

Marko confirme que les choses se sont passées très vite dans les coulisses, mais que quelques signes avant-coureurs avaient laissé penser au team qu’une page se tournait avec Vettel.

Alonso a dégagé le chemin

"Je pense que la première suspicion suggérant que quelque chose se mijotait fut après le break estival", décrit-il. "Je ne peux pas citer un moment particulier, mais il s’agissait d’un fort sentiment intestinal ! Souvenez-vous : au moins deux choses s’étaient mises en place. Il n’était pas uniquement question de l’intention de Sebastian de partir, mais également que Fernando dégage le chemin. Plus Alonso s’est éloigné de Ferrari, plus il est devenu possible que Sebastian fasse le mouvement".

En annonçant le départ de Vettel, sans toutefois dire où, Red Bull a respecté sa part du contrat avec son pilote, qui annoncera en temps voulu sa destination, que tout le monde pense cependant être Ferrari. Mais la communication immédiate des plans futurs du team avec Daniil Kvyat ont placé Alonso et Ferrari dans une position embarrassante sur le marché des transferts; le pilote espagnol faisait en effet jouer la concurrence entre plusieurs équipes pour obtenir ce qu’il souhaitait réellement, et Ferrari aurait souhaité un meilleur contrôle de la situation concernant l'annonce de l'arrivée de Vettel.

"Je n’ai aucune idée de ce qu’Alonso pensait", balaie Marko, qui assure que Red Bull ne s’est soucié que de ses propres intérêts. "Ce n’était pas notre intention. Nous avons juste communiqué sur ce qui est un fait, et sur ce que nous avions prévu pour le futur. Il s’agit de notre délai de réaction rapide, et cela montre à quel point nous sommes impliqués. Je dois regarder ce qui est le meilleur pour Red Bull, et je ne peux pas avoir un œil sur l’état mental d’un autre team".

Le temps du mythe pour Vettel

Pour Marko, le timing choisi par Vettel pour rejoindre Ferrari n’est pas insensé. Même si l’Allemand se prépare potentiellement à un cycle de saisons difficiles d’un point de vue sportif, ouvrant la voie à d’autres pilotes comme Alonso l’a fait en restant de longues années avec le team italien, la récompense personnelle peut se trouver ailleurs avec Ferrari.

"Ferrari reste le grand nom en F1. C’est un mythe, et tout pilote aspire à y aller au cours de sa carrière. Bien sûr, beaucoup de tout ceci n’est qu’illusions !", note-t-il avec ironie, estimant le choix sportif cavalier.

"Sebastian a remporté le titre à quatre reprises. Maintenant est venu le temps du mythe. Je crois aussi que le moment de partir était idéal : Ferrari est bas, et dans une telle situation, vous pouvez dicter vos conditions".

Des conditions que Red Bull n’aurait pas acceptées ? "Par exemple!"

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Séries Formule 1
Pilotes Sebastian Vettel , Daniel Ricciardo , Adrian Newey , Daniil Kvyat
Équipes Ferrari
Type d'article Actualités