Le véritable coût de la retraite de Rosberg

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Le véritable coût de la retraite de Rosberg
Kate Walker
Par : Kate Walker
Traduit par: Benjamin Vinel
8 déc. 2016 à 17:30

La décision choc de Nico Rosberg, qui a pris sa retraite juste après être devenu champion du monde de F1, a un coût clair : l'opportunité de défendre son titre. Mais quelles en seront les conséquences financières ?

Dans l'euphorie de son titre mondial de Formule 1, Nico Rosberg a décidé de prendre sa retraite afin de passer davantage de temps avec sa femme Vivian et sa fille Alaïa, âgée d'un an. Le pilote Mercedes ne s'est peut-être pas rendu compte que pour lui, retraite était synonyme de chômage, et donc d'une baisse de salaire conséquente.

Certes, ce n'est pas forcément crucial, dans son cas. Investisseur astucieux qui se tient au courant du business et de la bourse, Rosberg vit la version simple de la vie mondaine, bien qu'il réside à Monaco.

Avion partagé

Au lieu d'utiliser son propre jet privé, Rosberg partage un avion avec les autres pilotes qui habitent la Côte d'Azur, ce qui réduit les coûts. Son argent est investi dans les biens immobiliers et les entreprises, avec de nombreux intérêts d'affaire soigneusement diversifiés pour minimiser les risques.

Le champion du monde 2016 est multimillionnaire, et même en faisant l'impasse sur le contrat selon quel il devait piloter une Mercedes jusqu'à fin 2018, Rosberg a gagné plus de 14 millions d'euros par an grâce au salaire que lui versait Mercedes, sans compter ses partenaires personnels.

Mais la relation de Rosberg avec Thomas Sabo, designer de montres et de bijoux, avec un accord d'une valeur d'environ un million d'euros par an, a pris fin avant le début de la saison 2016. L'Allemand a expliqué qu'il voulait se focaliser sur ses engagements existants avec les sponsors et partenaires de Mercedes, notamment pour dévouer plus de temps à sa lutte pour le titre mondial.

Rosberg est d'ailleurs l'un des deux ambassadeurs de l'un des sponsors du team, le fabricant de bagages Tumi, depuis 2015, mais l'avenir de cette relation est désormais incertain.

Nico Rosberg, Mercedes AMG F1

21 millions par an

Si Rosberg avait continué à courir en Formule 1 selon les termes de son accord sur deux ans avec Mercedes – d'une valeur de 21 millions d'euros par an –, il aurait été en très bonne position pour capitaliser sur son succès au championnat en travaillant avec deux ou trois marques haut de gamme triées sur le volet : des montres suisses, des parfums, etc.

Quitter la F1 réduit quelque peu ces options. Dans son discours de retraite, Rosberg a insisté sur le motif de son départ : passer plus de temps avec sa famille. En effet, pouvoir donner le bain à sa fille, lui lire des histoires et partir en vacances est bien rare quand on passe sa vie à voyager.

Cela implique toutefois d'être sous le feu des projecteurs, et la décision de Rosberg signifie qu'il ne sera plus une cible prioritaire pour les sponsors.

Cependant, une activité qui pourrait bien être lucrative pour Rosberg serait de devenir ambassadeur de la marque Mercedes. Quelques baptêmes de piste lors d'événements corporate ainsi que des tours de démonstration au volant d'anciennes 196 devraient faire l'affaire, en plus de quelques discours en public.

Ces activités pourraient lui rapporter un salaire annuel à sept chiffres, tout en lui permettant de ne pas être trop médiatisé et de se focaliser sur la vie de famille tranquille qu'il désire.

Un avenir à la télé ?

Une autre option pour Rosberg, qui serait toutefois bien plus médiatisée, serait d'être consultant pour une chaîne de télévision. En effet, l'apport des champions du monde est grandement apprécié, que ce soit au commentaire des séances ou dans la couverture d'avant-course et d'après-course. De plus, le champion du monde 2016 parle couramment anglais, français, allemand, italien et espagnol, ce qui signifie que ses options seraient nombreuses.

Il est à la fois très intelligent et excellent orateur, et pourrait faire valoir ses exigences pour ne se rendre que sur certains Grands Prix en couvrant le reste depuis un studio local, près de sa famille.

Martin Brundle gagnerait plus de 600'000 € par an pour ses services sur Sky Sports ; Rosberg pourrait probablement en faire autant.

Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 avec Martin Brundle, commentateur Sky Sports
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À propos de cet article

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Auteur Kate Walker
Type d'article Analyse