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Double pénalité pour Leclerc après les incidents de Suzuka

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13 oct. 2019 à 09:36

Charles Leclerc (Ferrari) a écopé de deux pénalités pour les incidents survenus dans les deux premiers tours de la course du Grand Prix du Japon 2019 de F1.

Auteur d'un mauvais départ, Charles Leclerc s'est rapidement retrouvé aux prises avec Max Verstappen, et c'est là que les ennuis de celui qui avait précédemment enchaîné quatre podiums de suite dont deux victoires ont commencé.

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Pénalisé pour le contact

Le Néerlandais, qui faisait l'extérieur au pilote Ferrari dans les premiers virages, a été percuté par le Monégasque à la sortie du virage 2. Cet accrochage, qui faisait l'objet d'une première enquête, a causé des dégâts sur l'aileron avant du #16. Les commissaires ont considéré dans ce cas que Leclerc était grandement responsable de l'incident avec la Red Bull et ont décidé après la course de lui infliger cinq secondes de pénalité et deux points de pénalité sur sa Super Licence. 

Voici la justification de cette décision : "Les voitures #16 et #33 étaient côte à côte lorsqu'elles passaient le virage 1 et approchaient du virage 2 lors du premier tour, avec la voiture #16 à l'intérieur. Alors que les monoplaces approchaient de la corde du virage 2, la voiture #33, qui était légèrement devant, est restée large et a laissé suffisamment de place à l'intérieur mais la voiture #16 a perdu de l'adhérence à l'avant dans le sillage de la voiture devant et a brusquement sous-viré vers l'extérieur de la piste, entrant en contact avec la voiture #33 et la poussant hors piste."

"Même si la perte d'adhérence à l'avant de la voiture #16 a entraîné le contact et n'était pas intentionnelle, cette perte d'adhérence à proximité de la voiture devant aurait dû être anticipée et corrigée par la voiture #16. La voiture #16 est jugée comme étant principalement en faute dans l'incident. Il s'agit d'un incident assez inhabituel dans le premier tour, car seuls ces monoplaces-là étaient directement impliquées, si bien que peu de circonstances atténuantes normales s'appliquent."

Pénalisé pour être resté en piste

Mais ce n'est pas tout. Par la suite, la plaque d'extrémité gauche de l'aileron abîmé de Leclerc s'est désolidarisée du plan principal avant de progressivement se détacher à mesure qu'elle frottait contre la piste. Dans le deuxième tour, elle a fini par se décrocher dans la ligne droite précédant le 130R. Lewis Hamilton, juste derrière la Ferrari, a roulé sur ce débris qui a explosé en des centaines de morceaux, qui ont notamment arraché son rétroviseur droit. En sus, des débris sont allés se loger dans les écopes de freins de la McLaren de Lando Norris, qui a dû passer par les stands bien plus tôt que prévu pour qu'elles soient nettoyées.

La situation n'a pas vraiment été du goût de Michael Masi, le directeur de course de la FIA, qui a expliqué, avant l'annonce de la pénalité : "On m’a d’abord informé qu’ils allaient faire rentrer la voiture. Ils ont ensuite décidé de ne pas le faire, et j’ai demandé à ce que l’instruction soit donnée à Ferrari de faire rentrer Charles, ce qui s’est passé. Dans le deuxième tour, les éléments se sont détachés et nous leur avons quand même demandé de rentrer car nous ne pouvions pas confirmer que rien d’autre n’allait se détacher. C’est plus que légèrement ennuyeux du point de vue de la sécurité. Mais c’est quelque chose que les commissaires étudient actuellement, ici et maintenant."

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Pas vraiment du goût des commissaires non plus qui ont sévi en ajoutant 10 secondes au temps de course de Leclerc et une amende de 25'000 euros pour Ferrari. Cette décision a été justifiée comme suit : "La voiture #16 a subi des dégâts sur l'aileron avant [...] La voiture a continué après l'incident et ne s'est pas arrêtée à la fin du premier tour. Pendant le tour 2, anticipant un ordre concernant la voiture, l'écurie a dit au directeur de course qu'elle rappellerait la monoplace dans les stands à la fin du tour 2. Pendant le 2e tour, au virage 11, une section de l'aileron avant s'est détachée de la voiture #16 et a percuté la voiture #44 qui la suivait de près. Cette pièce a évité de très peu un impact dans la zone du cockpit de la voiture #44 et détruit [son] rétroviseur droit. Après le détachement de cette seconde pièce, l'écurie a jugé que la voiture était désormais sûre et, en dépit du fait d'avoir auparavant dit au directeur de course que la monoplace serait rappelée aux stands, ils [lui] ont dit de rester en piste. Au troisième tour, le directeur de course à interpellé l'équipe et ordonné que la voiture rentre aux stands pour inspection. La voiture #16 s'est arrêtée à la fin du tour 3."

"En ne rappelant pas la voiture #16 au stand à la fin du tour 1, immédiatement après l'incident pour une inspection de sécurité quand des dégâts étaient clairement visibles puis en disant au pilote de rester en piste pour un tour supplémentaire après avoir annoncé le contraire au directeur de course, l'équipe a créé une situation dangereuse sur le circuit qui a failli se transformer en incident majeur et également augmenté la probabilité d'incidents supplémentaires après celui signalé."

Avec tout cela, le pilote Ferrari perd sa sixième place au profit de Daniel Ricciardo.

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP du Japon
Catégorie Course
Lieu Suzuka
Pilotes Charles Leclerc
Équipes Ferrari Races Boutique
Auteur Fabien Gaillard