Leclerc : "Je devais prendre des risques"

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Leclerc : "Je devais prendre des risques"
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27 mai 2019 à 08:08

Charles Leclerc assume l'approche qu'il a mise en œuvre au début du Grand Prix de Monaco, en dépit de l'abandon qui en a découlé. En partant 15e, le pilote Ferrari estime qu'il n'avait aucune autre solution et rappelle qu'il a tout perdu dès les qualifications.

À domicile, Charles Leclerc a vécu un week-end pas loin d'être cauchemardesque. Éliminé dès la Q1 samedi, 15e sur la grille, le Monégasque est parti le couteau entre les dents en course. Une approche qui a d'abord fonctionné, mais qui a ensuite précipité sa perte. Après avoir réussi à doubler Romain Grosjean à La Rascasse, le pilote Scuderia Ferrari a tenté une manœuvre similaire sur Nico Hülkenberg, mais un contact avec le rail a engendré une crevaison fatale. "Je voulais évidemment prendre des risques en partant 15e, ce qui n'est pas notre véritable place", explique Leclerc. "Je devais prendre des risques. J'ai doublé Romain, même si c'était extrêmement serré, et la deuxième fois j'ai tenté la même chose avec Nico. Il m'a laissé moins d'espace et j'ai accroché le rail sur la droite. C'est là que j'ai eu la crevaison." 

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Une crevaison qui a douché tout espoir de remontée. Leclerc a bien tenté de ramener sa Ferrari au stand, ce qu'il est parvenu à faire, mais à un rythme trop élevé pour que sa monoplace ne subisse pas des dégâts irréversibles. Les débris semés un peu partout ont d'ailleurs provoqué l'entrée en piste de la voiture de sécurité, à la suite de quoi il a voulu reprendre le combat. En vain. "C'était impossible", admet Leclerc. "Pas impossible de piloter, puisque j'ai fait quelques tours, mais c'était très difficile de le faire normalement. Les dégâts étaient trop importants. Nous avons essayé de changer l'aileron avant et de compenser le manque d'appui que nous avions à cause des dégâts, mais ça n'a pas suffi, alors nous avons décidé d'arrêter."

"Pas le début de saison que nous souhaitions"

Charles Leclerc, Ferrari SF90

Les regrets sont bien sûr énormes pour Charles Leclerc, qui en début de week-end s'était montré plus à l'aise que son coéquipier Sebastian Vettel. En témoigne le meilleur chrono signé lors de la dernière séance d'essais libres. Mais c'est bien en qualifications, lorsque Ferrari s'est trompé en ne le renvoyant pas en piste en fin de Q1, que le Monégasque a tout perdu. "Au niveau du rythme, nous avons montré que nous étions assez rapides", rumine-t-il. "C'est toujours difficile à dire, car nous n'avons pas pris le départ là où nous voulions être, nous n'avons pas terminé là où nous le voulions, mais si l'on prend le reste du week-end, je crois que notre rythme était similaire [à celui de Mercedes]." 

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"Au bout du compte, je ne peux rien y faire, c'est comme ça", poursuit Leclerc. "C'est dommage que ça arrive à domicile, surtout sur un circuit comme Monaco. En partant 15e, nous savions évidemment que la journée de dimanche serait difficile, et même plus encore sans la pluie. Nous savions que ce serait compliqué, et ça l'a été. Maintenant, nous devons regarder devant nous. Nous devons continuer à travailler, et ça ira mieux lors des prochains week-ends. […] Malheureusement, ça n'a pas été le début de saison que nous souhaitions. Il y a eu de la déception depuis le début du championnat, mais nous devons garder la tête haute et continuer à travailler aussi dur que nous le pouvons, et les résultats finiront par arriver."

 

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Séries Formule 1
Événement GP de Monaco
Catégorie Course
Pilotes Charles Leclerc
Équipes Scuderia Ferrari Boutique
Auteur Basile Davoine
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