Les limites physiques et réalistes des simulateurs pour les pilotes

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Les limites physiques et réalistes des simulateurs pour les pilotes
Par : Basile Davoine
27 déc. 2016 à 08:00

Ces dernières années, en F1 comme dans de nombreuses autres disciplines, les simulateurs ont pris une part de plus en plus importante.

Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport avec Allan McNish
Simulateur GP2 Dallara
Le simulateur Red Bull Racing
Le simulateur Red Bull Racing
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Tour de Silverstone dans le simulateur McLaren pour Fernando Alonso
Le volant de Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid
Fabien Barthez dans le simulateur

L'accent mis sur les simulateurs est une conséquence directe de la réduction des essais privés, contraignant les écuries à trouver d'autres méthodes pour valider en partie le développement de leurs monoplaces.

Le temps passé dans ces baquets virtuels est également utilisé pour permettre aux jeunes pilotes, réservistes ou pilotes de développement, de s'entraîner. Un entraînement qui a toutefois ses limites, notamment sur le plan physique, comme le souligne Lucas di Grassi.

"Quand on est pilote de course professionnel, on ne peut pas extraire autant d'un simulateur", explique le pilote brésilien. "Peu importe à quel point le simulateur est bon, c'est physiquement impossible de générer l'accélération que l'on ressent dans une voiture de course. Beaucoup de vos sens très développés en tant que pilote de course sont liés aux forces G, à la manière dont on les ressent, à quel point elles sont exercées sur l'avant et l'arrière de la voiture."

Et pour apprendre un circuit ?

Si les limites sont claires au niveau physique, le simulateur peut en revanche s'avérer une arme précieuse pour un pilote avant de courir sur un tracé qu'il ne connaît pas. À condition toutefois que le temps de roulage en essais soit lui aussi limité, sans quoi l'avantage se réduit comme peau de chagrin.

"Les simulateurs peuvent seulement aider jusqu'à un certain niveau", prévient le pilote Audi Abt en Formule E. "Si l'on ne connaît pas le circuit, c'est une aide immense, particulièrement lorsque l'on a un roulage limité, comme en Formule E, où nous avons seulement 45 minutes d'essais libres. Il y a une incidence énorme, car si on fait bien les choses dans le simulateur et que c'est suffisamment proche de la réalité, on commence à 90 ou 95% du temps au tour. Dans le cas où l'on n'utilise pas le simulateur, on commence peut-être à 80 ou 70%."

"Cependant, pour les pilotes de F1 qui courent à Silverstone depuis dix à quinze ans, et qui ont trois heures et demi d'essais libres [quatre en réalité, ndlr] avant les qualifications, c'est sans importance. Peu importe s'ils commencent à 90 ou 95% du temps au tour, en trois heures on atteint de toute manière le maximum."

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Pilotes Lucas Di Grassi
Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités