Hamilton : "Après tout, je ne suis qu'un être humain"

Lewis Hamilton a pris du recul avec les événements du Grand Prix de Russie, remettant en question sa propre attitude devant les sanctions infligées par les commissaires.

Hamilton : "Après tout, je ne suis qu'un être humain"

Lewis Hamilton fait son mea culpa. La tension du Grand Prix de Russie retombée, le pilote britannique a reconnu qu'il n'avait peut-être pas eu la bonne attitude dimanche dernier à l'issue de l'épreuve disputée à Sotchi. Sanctionné par les commissaires pour deux essais de départ effectués avant la course dans une zone interdite, il avait perdu toute chance de lutter pour la victoire en devant purger deux pénalités de cinq secondes. Troisième à l'arrivée, Hamilton avait laissé entendre que ces décisions étaient prises avant tout pour enrayer sa domination. "Ils essaient de m'arrêter", avait-il lancé à chaud, avant de dénoncer un peu plus tard des règles trop changeantes "de manière à ce que la course reste passionnante".

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La direction de course a répondu point par point aux questions de la presse pour expliquer les deux pénalités infligées au sextuple Champion du monde. Michael Masi a également tordu le coup aux insinuations en rappelant que sa porte était toujours ouverte, tandis que Ross Brawn, patron sportif de la Formule 1, a invité le pilote Mercedes à réfléchir à la manière dont il pourrait "éviter de tels incidents à l'avenir". Message visiblement reçu par l'intéressé, qui a clos le débat via les réseaux sociaux.

"Il se peut que je n'arrive pas toujours à faire face à l'adversité", a concédé Hamilton. "Il se peut que je ne réagisse pas toujours comme vous le souhaitez lorsque la tension est forte, mais après tout, je ne suis qu'un être humain, et je suis passionné par ce que je fais. J'apprends et je grandis chaque jour. Je tire des leçons et je continue à me battre. Merci à ceux qui continuent de me soutenir et à ceux qui se battent à mes côtés. Still we rise !"

Une stratégie inévitable

Lewis Hamilton, Mercedes F1 W11, dans les stands

Remporté par Valtteri Bottas, le Grand Prix de Russie a semblé réunir tous les éléments contraires du côté de Lewis Hamilton. La Q2 perturbée du pilote anglais – avec un premier chrono annulé – l'a contraint à s'élancer en pneus tendres le dimanche. Malgré la pénalité, il a d'abord mené la course avant d'être appelé au stand par son équipe à un moment qu'il a jugé trop prématuré. Sur le plan stratégique, Mercedes a toutefois justifié cette décision.

"Le pneu arrière gauche était à la limite sur sa voiture", explique Andrew Shovlin, directeur de l'ingénierie piste. "Il restait très peu de gomme dessus, donc il aurait fait un ou deux tours de plus. Nous avons remarqué que les pilotes ne perdent pas beaucoup d'adhérence avant d'arriver à la couche inférieure de la gomme. C'est à partir de là qu'ils perdent du grip. Donc c'est assez soudain."

"Avec la pénalité, les voitures qui étaient loin pouvaient rapidement se retrouver en position de faire l'undercut. C'est ce qui se passait derrière lui, et c'était la principale raison. Il ne lui restait qu'un ou deux tours avec ce pneu. Ensuite, on aurait vu que le peloton, surtout les voitures en mediums, allait gagner du temps de course par rapport à lui. Il s'agissait donc de minimiser le nombre de voitures qu'il allait falloir doubler."

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