Hamilton : "Il n'est pas vrai de dire que je suis furieux"

Lewis Hamilton tient à nuancer certains articles concernant l'agacement qu'il a exprimé à la radio à Istanbul.

Hamilton : "Il n'est pas vrai de dire que je suis furieux"

"Je te l'avais dit. On aurait dû rester en piste !" Lewis Hamilton n'adhérait pas à la décision de rentrer au stand à huit tours seulement de l'arrivée du Grand Prix de Turquie, c'est le moins que l'on puisse dire. Passé de la troisième à la cinquième place, le septuple Champion du monde ne s'est pas privé d'exprimer le fond de sa pensée auprès de son ingénieur de course Peter Bonnington, et la presse britannique s'est enflammée, l'adjectif "furieux" se multipliant dans les gros titres liés à la course du pilote Mercedes pour qualifier ce dernier.

Or, Hamilton a tenu à mettre les points sur les i ce lundi dans une story sur Instagram : "Ce matin, j'ai vu des articles qui en faisaient un peu trop sur l'incident de la course d'hier quant au timing de l'arrêt au stand. Il n'est pas vrai de dire que je suis furieux envers mon écurie."

"En équipe, nous travaillons dur pour concevoir la meilleure stratégie possible, mais au fil de la course, il faut peser le pour et le contre car il y a énormément de facteurs qui changent en permanence. Hier, nous avons pris le risque de rester en piste en espérant que cela sèche, ça n'a pas été le cas. Je voulais prendre le risque et essayer d'aller jusqu'au bout, mais c'était ma décision de rester en piste et ça n'a pas marché. Au final, nous sommes rentrés au stand et c'était la chose la plus sûre à faire."

"Nous vivons et nous apprenons. Nous gagnons et nous perdons en équipe. N'attendez jamais de moi que je sois poli et calme à la radio quand je fais la course, nous sommes tous très passionnés et dans le feu de l'action cette passion peut ressortir, comme c'est le cas pour tous les pilotes."

Lewis Hamilton, Mercedes W12, fait un arrêt

L'écurie Mercedes a quant à elle défendu sa stratégie, notamment en comparaison de celle d'Esteban Ocon. Contrairement à Hamilton, Ocon est allé jusqu'au bout avec son train initial de pneus intermédiaires, mais n'a tourné en moyenne qu'en 1'37"520 dans ses cinq derniers tours, contre 1'33"840 pour Hamilton. De surcroît, les pneus de l'Alpine étaient particulièrement endommagés lorsque celle-ci a franchi le drapeau à damier – et Ocon peut s'estimer heureux de n'avoir pas eu un tour de plus à faire, s'étant fait doubler par le leader Valtteri Bottas au 56e passage.

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"Si l'on regarde Esteban, il s'est fait dépasser par Lance [Stroll] à cinq ou six tours de la fin, et il a fini 17 secondes derrière", souligne Andrew Shovlin, directeur de l'ingénierie piste, bien que le nombre exact soit de 21 secondes perdues sur Stroll en moins de cinq tours. "C'est à cette vitesse que l'on chute. C'est ce que nous avions à l'esprit, on ne peut pas forcément continuer au même rythme. Nous allons analyser la situation, mais nous sommes relativement convaincus que nous aurions perdu ces deux places et peut-être risqué d'en perdre davantage."

"Je crois qu'à dix ou onze tours de la fin, voire douze tours, nous pensions que ses chronos étaient en fait relativement compétitifs. Ils étaient comme ceux de Pérez derrière lui : 1'34"6, 1'34"7", ajoute le directeur d'équipe Toto Wolff, là aussi avec une légère inexactitude : c'est seulement du 42e au 45e des 58 tours que les chronos de Hamilton étaient équivalents, voire un peu meilleurs. Les cinq tours suivants, jusqu'à son arrêt au stand, l'ont vu laisser filer plus de quatre secondes sur son adversaire. "Puis soudain ça a commencé à chuter. Quand Pérez a mis ses intermédiaires dans la fenêtre et a traversé la phase de grainage, nous perdions une seconde et demi ou deux secondes au tour, et il était clair que nous allions perdre cette place, probablement aussi [face à] Leclerc et Gasly." Hamilton a pu reprendre la piste devant l'AlphaTauri après son arrêt et s'y maintenir malgré le grainage, sauvant les dix points de la cinquième place.

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