En kilt à Istanbul, Hamilton veut ouvrir les esprits

Fervent défenseur de l'environnement et des minorités, Lewis Hamilton prône une mode non genrée en Turquie.

En kilt à Istanbul, Hamilton veut ouvrir les esprits

C'est vêtu d'un kilt bleu, porté sur un pantalon, que Lewis Hamilton a débarqué ce jeudi à l'Istanbul Park. Ce n'est pas la première fois que le septuple Champion du monde se fait remarquer par ses choix vestimentaires, qui détonnent souvent avec un paddock plutôt monotone de ce côté-là.

"C'est assez audacieux", déclare Hamilton sur sa tenue. "J'aime vraiment ce que fait Burberry, et j'adore simplement cette tenue. Je passe en revue toutes ces photos sur Internet, je trouve des choses que j'aime. Il y a quelques années, j'ai fait un photoshoot avec GQ en portant un kilt. Nous l'avions fait spécialement pour l'occasion avec Tommy Hilfiger et, là aussi, il était non genré."

Manifestement, c'est une question de goûts mais aussi de revendications : le Britannique en profite pour prôner davantage de liberté dans le domaine de la mode. "Chacun peut porter ce qu'il ou elle veut. Il y a des gens qui ne vont pas le comprendre, mais ce n'est pas grave. J'espère qu'ils finiront par traverser cette phase où ils ouvriront leur esprit et qu'ils laisseront tout le monde être soi-même."

Ce dernier mois, Hamilton a profité de son temps libre entre les Grands Prix d'Italie, de Russie et de Turquie pour se rendre au Met Gala à New York puis à la Fashion Week de Paris, des événements qui lui permettent apparemment de se ressourcer.

"C'est naturellement un monde très différent de la F1, la F1 n'est évidemment pas focalisée là-dessus. Elle est manifestement très corporate, et il n'y a pas de mode en F1. J'ai toujours senti que c'était un endroit où il n'était pas facile d'être soi-même", commente l'Anglais, qui s'est déjà exprimé sur le racisme qu'il a subi en sport automobile. "Et quand on est à la Fashion Week, par exemple, on est entouré de gens de tous horizons, qui s'expriment de différentes manières, et j'adore cet environnement où je suis en mesure de m'exprimer. Désormais, je le fais au circuit. Et je me sens libre de le faire."

"J'adore pouvoir mettre la F1 de côté – l'intensité de cette saison est difficile pour tous ceux qui sont au circuit. Pouvoir avoir un autre moyen d'expression, pouvoir se concentrer sur autre chose, ça aide à se libérer de ce poids. Quand je reviens sur un Grand Prix, je me sens toujours frais et dispos, car je n'ai pas pensé à ça tous les jours."

Hamilton salue également les récentes prises de position de son confrère Sebastian Vettel sur les droits des personnes LGBT – il a notamment porté un tee-shirt arc-en-ciel sur la grille de départ en Hongrie – et au sujet de l'environnement.

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"Je suis incroyablement fier de Sebastian, car il est lui-même et il a découvert des choses qui le passionnent", souligne le pilote Mercedes. "Il en parle et il ne se dérobe pas. Concernant l'ancienne génération, j'imagine que quand on arrive à notre âge, on a plus d'empathie. Vous savez, il a une famille et il réfléchit à l'avenir de ses enfants et de la planète : que faire maintenant afin de les préparer pour l'avenir ? Il essaie d'être un phare pour ces enfants et pour les autres enfants qui le soutiennent."

"Nous discutons souvent, et nous évoquons ces sujets. Nous n'avons pas de projet pour faire quelque chose à l'avenir, mais comme je l'ai dit, s'il y a un problème spécifique, nous en discutons le week-end. Et nous nous soutenons."

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