Lopez - L'archaïsme de la F1 effraie les sponsors

Si sportivement Lotus semble débuter son année 2015 avec davantage de sérénité et l'espoir d'avoir conçu une monoplace bien plus performante que sa devancière, sur le terrain politique Gérard Lopez ne désarme pas

Si sportivement Lotus semble débuter son année 2015 avec davantage de sérénité et l'espoir d'avoir conçu une monoplace bien plus performante que sa devancière, sur le terrain politique Gérard Lopez ne désarme pas.

Propriétaire et Team Principal de l'écurie d'Enstone, le Luxembourgeois avait déjà vertement critiqué le système F1 en novembre dernier, en pleine crise sur la maîtrise des coûts et alors que le plateau perdait deux équipes (Caterham et Marussia). Quelques mois plus tard, l'homme d'affaires a insisté en dénonçant un système qu'il juge archaïque, essentiellement concernant la redistribution des ressources.

Répartition des ressources et nouveaux médias

Selon Lopez, les difficultés des équipes pour attirer des sponsors et conclure des accords juteux proviennent avant tout de la crainte des investisseurs d'être associés à une image qui ne leur convient pas. Les partenaires prêts à engager de fortes sommes dans le sport seraient pourtant nombreux à séduire. L'archaïsme pointé du doigt par le dirigeant de Lotus met également en avant le manque d'exploitation commerciale de la F1 au-delà de la télévision.

"La F1 se doit d'aller au-devant des jeunes, donc autrement que par la télévision, sans doute par internet et les réseaux sociaux. Et elle est totalement inexploitée sur le plan commercial et marketing", explique Lopez dans les colonnes d'Auto Hebdo. "Il y a un énorme manque à gagner."

"De l'avis de spécialistes que je rencontre régulièrement, et qui investissent dans d'autres sports, la F1 est l'unique sport "global" en mesure d'intéresser certaines entreprises de niveau mondial. Or, il y a blocage. Pourquoi ces sponsors potentiels, pourtant pas effrayés par les sommes réclamées en F1, ne plongent pas ? Qu'est-ce qui les retient ? L'archaïsme du système et de sa gestion ?"

Point crucial de désaccord entre les équipes les plus riches et les plus petites, la distribution des revenus commerciaux à chaque fin de saison en est la cause majeure pour Lopez.

"Si la F1 redistribue effectivement plus de 900 millions de dollars aux écuries, elle donne trop à celles qui ont et pas assez à celles qui n'ont pas", martèle-t-il. "Le fossé entre les deux clans se creuse chaque jour davantage et l'image de la F1 en souffre dans sa totalité. D'où une image que certains redoutent."

"Tout ceci pourrait être réglé très facilement. Malheureusement, des huit équipes présentes [ndlr : neuf en réalité], aucune ne partage la même vision, le même objectif et le même agenda que sa voisine…"

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