Lotus explique les difficultés du circuit de Sepang

La deuxième manche du championnat du monde nous amène en Malaisie

La deuxième manche du championnat du monde nous amène en Malaisie. Ici, la météo très incertaine, le revêtement très agressif de la piste et les courbes ondulantes proposent un vrai challenge aux ingénieurs et aux pilotes. Lotus F1 Team examine toutes les difficultés du circuit de Sepang.

Le circuit

Le revêtement de la piste est très abrasif surtout en comparaison avec celui de l’Albert Park qui est très lisse. La stabilité à haute vitesse est une exigence primordiale pour les pneus en Malaisie, en raison du profil du circuit qui comporte de longues lignes droites et des changements de direction très rapides.

Le tracé

Une bonne motricité est nécessaire aux virages 1 et 2, en particulier pour bien sortir du deuxième virage qui commande une longue ligne droite. Pour renforcer la confiance du pilote, une forte stabilité des pneus est impérative dans le virage 3, une courbe très rapide, avant un gros freinage pour le virage 4.

Les virages 5 et 6, très rapides, requièrent une suspension dure. La voiture peut être réglée plus basse et plus raide parce qu’il n’y a pas de gros vibreur à Sepang et c’est un avantage. Le virage 7 peut s’avérer méchant pour les pneus puisqu’on y entre sur les freins.

Un gros freinage au bout d’une longue ligne droite précède le dernier virage, le 15, qui commande la ligne droite de départ/arrivée. Il offre une belle possibilité de dépassement et plusieurs trajectoires sont utilisées ici.

Le KERS est plus efficace en qualifications à Sepang en raison de la position de la ligne de chronométrage puisque vous bénéficiez de l’apport du KERS dans le tour de lancement. Gros freinage au bout de la ligne droite. Les freins se sont refroidis sur la ligne droite et ne doivent pas surchauffer. Bonne opportunité de dépassement.

La voiture

Les niveaux d’appui sont très similaires à ceux de Melbourne, même si le risque de sous-virage n’est pas aussi important qu’à l’Albert Park. Nous pouvons donc rouler avec un peu moins d’aileron avant.

En termes de suspension, Sepang réclame une voiture efficace dans tous les domaines. Parce qu’il offre des grandes lignes droites, des changements de direction très rapides aux virages 5 et 6, des exigences certaines en motricité en sortie des épingles des virages 1 et 2. En revanche, l’absence de bordures hautes permet de régler la hauteur de caisse assez bas, ce qui procure un meilleur appui.

Il y a quatre zones de gros freinage : avant les virages 1, 4, 14 et 15. Les hautes températures ne suscitent pas d’inquiétude particulière puisque de longues lignes droites précèdent les points de freinage et permettent de refroidir les freins.

Pirelli a désigné les spécifications tendre et dure. En clair, un écart plus important que celui proposé à l’Albert Park (tendre et médium). La piste est très exigeante pour les pneus en raison de son revêtement agressif, des gros freinages et de la grande variété de vitesses et de virages.

La Malaisie se situe au sommet des « circuits de moteur », avec 60% du tour à pleine charge. Mais le plus difficile est de préparer les systèmes de refroidissement à affronter une chaleur et une humidité extrêmes. La température ambiante peut atteindre 40°C, le refroidissement moteur est donc crucial. Le système de refroidissement du RS27 est peaufiné dans des ateliers spéciaux à Viry-Châtillon, où on peut recréer des conditions avec 100% d’humidité et 40°C.

[Communiqué de Lotus F1 Team]

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