L'étonnant mal de tête qui a contraint Magnussen à l'abandon

Épuisé par une boîte de vitesses récalcitrante à Imola, Kevin Magnussen n'a pas pu aller au bout du Grand Prix d'Émilie-Romagne.

L'étonnant mal de tête qui a contraint Magnussen à l'abandon

C'est à un abandon peu habituel qu'a été contraint Kevin Magnussen dimanche à Imola. Victime de violents maux de tête, le Danois a mis pied à terre à une quinzaine de tours de l'arrivée après avoir connu une course compliquée. Cette migraine, il la doit à des soucis de boîte de vitesses, avec lesquels il s'est longtemps débattu. En réalité, ces ennuis existaient déjà la veille lors des qualifications, mais Haas n'a pas pu remplacer la boîte, sans quoi une pénalité aurait été infligée et lui aurait fait perdre sa 17e place sur la grille de départ.

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Magnussen n'a pas été épargné lors du premier tour, heurté par Sebastian Vettel à l'épingle de Tosa, ce qui l'a renvoyé en fond de peloton. Il a toutefois longtemps persisté dans cette course, maintenant un rythme intéressant par rapport à celui de son coéquipier Romain Grosjean. Jusqu'à ce que les secousses provoquées par la montée des rapports de boîte ne deviennent vraiment insoutenables. "J'ai un énorme mal de tête avec ces montées de rapport, c'est comme un gros coup de pied dans la tête à chaque fois", a-t-il fait savoir par radio dans le 44e tour. Trois boucles plus tard et après avoir essayé de tenir jusqu'à l'arrivée, Magnussen s'est rendu à l'évidence et est rentré définitivement au stand.

"Nous avions un problème avec la boîte de vitesses, et nous l'avions aussi eu [samedi] lors de mon tour rapide en qualifications", explique-t-il. "Ce problème est réapparu en course. Il était présent dès le premier tour, j'avais des montées de rapport lentes. Non seulement elles étaient lentes, mais c'était aussi comme un Big Bang. À chaque fois ça semblait aller pendant quelques tours, puis ça se recommençait à me secouer la tête comme un fou. À la fin, j'avais un énorme mal de crâne. Je l'ai dit à l'équipe et il n'y avait rien à faire à part continuer à se battre contre ça, alors ils m'ont fait rentrer."

Magnussen avait le sentiment d'avoir perdu tout espoir de jouer quelque chose d'intéressant en course dès son accrochage au premier tour avec Vettel. "Je suis parti en tête-à-queue au départ et c'était presque déjà fini, j'ai perdu énormément de temps pour revenir en piste", précise-t-il. "Le rythme était vraiment bon, bien meilleur que prévu, même avec ces montées de rapport qui nous coutaient une demi-seconde par tour. J'étais plus rapide que prévu, alors c'est une nouvelle fois frustrant."

Günther Steiner retient lui aussi "un dimanche après-midi quelque peu frustrant", alors que Romain Grosjean a terminé 14e après avoir écopé d'une pénalité de cinq secondes pour avoir enfreint trop souvent les limites de la piste. "On dirait qu'en ce moment, rien ne va dans notre sens", déplore le directeur de l'écurie américaine. "Pas seulement en ce moment, ça fait longtemps. Kevin qui s'accroche avec Sebastian au virage 7 et qui le met dans une position où il ne devrait pas être… Mais nous revenions bien à la fin. Ensuite il a eu des problèmes de boîte, que nous avions depuis les qualifications, mais la FIA ne nous a pas autorisés à changer les capteurs sans prendre de pénalité, donc ça allait contre nous."

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