Mais ils sont où les Italiens ? (2/2)

Fait remarquable, depuis 1950 sans exception, un Grand Prix s’est tenu en Italie

Fait remarquable, depuis 1950 sans exception, un Grand Prix s’est tenu en Italie. Celui-ci s’est toujours tenu sur l’Autodromo Nazionale di Monza, où la première course s’est tenue en 1922.

En dépit du fait que Ferrari tenta d’aligner deux italiens en remplacement de Felipe Massa en 2009, aucun italien n’a bénéficié de la confiance de la légendaire équipe transalpine. Religion pour de nombreux pilotes, elle n’a cependant jamais réellement partagé le coup de cœur envers les siens.
Même chose du côté des sponsors. Très impliqués en F1, Fiat, Magnetti Marelli ou Agip ne se sont pas posés comme des soutiens pour de jeunes talents italiens, comme peut le faire Total aujourd’hui avec Romain Grosjean ou le fit la filière Elf avec succès dans le passé avec Renault.

Aujourd’hui, l’Italie traverse la « crise » rencontrée par la France ces dernières années, avant l’arrivée soudaine de trois titulaires cette saison et de Jules Bianchi en tant que pilote de réserve Force India. De nombreux passeports sont plus intéressants que le laissez-passer italien, et c’est le talent (ainsi que la dotation) qui doit faire la différence.

Le talent, on finira bien par le trouver. Pour la dotation, les investisseurs privés italiens doivent travailler main dans la main avec la Fédération nationale et avec un plan sur le long terme sérieux pour pousser dans le dos quelques jeunes comme l’a fait la Fédération Française du Sport Automobile avec Jean-Eric Vergne.

C’est seulement avec de tels leviers mis en placeque lo’n pourra se réjouir d’entendre l’accent italien ailleurs que chez Pirelli ou parmi les membres de Ferrari et Toro Rosso.

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Felipe Massa , Romain Grosjean , Jules Bianchi , Jean-Éric Vergne
Équipes Toro Rosso , Force India , Ferrari
Type d'article Actualités