Maldonado se sent "sous-évalué en F1"

Tandis qu’il dispute cette année sa cinquième saison en F1, la deuxième chez Lotus après son début de carrière chez Williams, Pastor Maldonado conserve l’image d’un pilote capable du meilleur comme du pire. Son irrégularité au volant, comme le montrent de nouveau ses récents résultats, s’ajoute à une facilité à partir à la faute, qui lui a valu une étiquette dont il est désormais difficile de se débarrasser. 

Souvent questionné sur son image, le pilote vénézuélien l’accepte et assure qu’il vit bien avec. Il estime également en connaitre les raisons, et pointe du doigt la presse et les médias. 

"En F1, de nos jours, ce n’est pas facile de trouver des actualités", estime-t-il dans les colonnes du journal brésilien Globo. "C’est pratiquement toujours les mêmes pilotes en première et deuxième position. Troisième aussi. Ce n’est pas comme il y a 10 ou 15 ans, quand il y avait davantage de bagarres et donc plus d’actualités. Donc cela signifie que les journalistes cherchent des actualités là où il n’y en a pas."

Vivre avec le statut de pilote payant

La réputation de Maldonado est également causée par le fait qu’il soit fortement soutenu financièrement par son pays natal, via le pétrolier PDVSA. Le statut de pilote payant ne l’aide pas, mais là encore il sait s’en accommoder, tout en rappelant qu’il fait partie du cercle fermé des vainqueurs en Grand Prix, depuis son succès à Barcelone en 2012 avec Williams. 

"Ce n’est pas seulement moi qui était soutenu, mais un groupe de Vénézuéliens, comme ce que fait Red Bull avec son programme", reprend-il au sujet de l’apport de PDVSA. "Heureusement je suis arrivé [en F1], mais plusieurs autres ont échoué à obtenir les résultats nécessaires. Au début il y avait une énorme pression en étant un "pilote payant", mais j’ai appris à vivre avec car ce n’est pas n’importe quel pilote qui peut gagner une course de F1 sans avoir la meilleure voiture."

Ce qui manque à Maldonado pour obtenir la reconnaissance qu’il estime mériter, ce serait donc de disposer d’une monoplace réellement compétitive. 

"Aujourd’hui, je me sens encore sous-évalué en F1, mais seulement parce que je n’ai pas eu une voiture qui me permet de montrer mon talent. Il y a des pilotes qui ne méritent pas d’être en F1, mais je crois que j’ai démontré - clairement - que je mérite d’avoir une longue carrière."

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