Masi : Les pilotes ont demandé plus de sévérité dans le 1er tour

Le directeur de course de la Formule 1, Michael Masi, a déclaré que la FIA avait été plus sévère dans les incidents du premier tour cette année, à la demande des pilotes et des équipes.

Ces dernières saisons, l'approche de la direction de course et des commissaires sur les incidents dans le premier tour de course a été relativement indulgente, certains pilotes ayant eu le bénéfice du doute sur la base de la philosophie "Let them race" (que l'on peut traduire par "laissez-les se battre"). Cependant, il est clair depuis plusieurs courses que les problèmes intervenant dans le premier tour sont jugés quasiment de la même façon que les autres situations en 2021.

Le week-end du Grand Prix de Grande-Bretagne a confirmé cela après les accrochages entre George Russell et Carlos Sainz lors des Qualifications Sprint et entre Lewis Hamilton et Max Verstappen lors de la course. Interrogé sur cette tendance, Michael Masi, le directeur de course de la FIA, a expliqué que l'instance avait pris le parti d'être plus sévère sur demande des pilotes et des écuries.

"C'est un point clair que le premier tour est évidemment traité d'une façon bien plus souple que le reste de la course sous l'empire des principes de 'let them race', aucun doute là-dessus. Et en laissant les pilotes trouver leur propre équilibre. Mais les pilotes ont clairement dit, comme les équipes, à partir de la fin de saison passée, qu'ils avaient trouvé que l'on avait un peu trop joué des coudes l'année dernière, et qu'il fallait un petit peu les rentrer."

Quand il lui a été demandé si l'indulgence cessait alors de s'appliquer après les deux ou trois premiers virages, Masi assure que ce n'est pas le cas : "Non, non, pas du tout. Il faut voir ce qui se passe pendant le premier tour. Ça peut être le premier virage, ça peut être le sixième, ça dépend de la nature du circuit."

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Dans le cas de l'accrochage entre Verstappen et Hamilton, l'Australien estime qu'il n'y avait aucune marge de manœuvre pour ne pas agir. "Dans cette circonstance particulière, non. Il y avait deux voitures clairement impliquées dans l'incident et tous les pilotes depuis le début de cette année ont dit que s'il y a deux voitures impliquées, que s'il y a quelqu'un qui est principalement à blâmer, de manière prédominante ou complète, alors cela devrait être regardé d'un peu plus près, même au premier tour."

Allant plus loin sur le cas de la pénalité de Hamilton (10 secondes en course et deux points sur sa Super Licence), Masi d'expliquer : "Je pense qu'après avoir examiné tout cela, ils ont estimé qu'il était le principal responsable. En grande partie, comme ce qui s'est passé avec Charles [Leclerc] plus tard, il aurait pu, disons, se placer plus près de la corde."

"Et c'est là qu'ils ont jugé, je pense que la formulation était assez claire selon le règlement, qu'il était le principal responsable. Il n'a pas été considéré comme entièrement responsable, mais comme principalement responsable car il aurait pu se placer plus près de la corde. Et cela aurait pu changer l'issue. Mais nous ne savons pas, nous jugeons sur l'incident lui-même."

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