Max Mosley voulait quitter la FIA en 2005

Ce sont seize années que Max Mosley a passé à la tête de la Fédération Internationale de l'Automobile, de 1993 à 2009. Adulé par certains, détesté par d'autres, Mosley aura en tout cas eu un impact non-négligeable sur l'évolution de la Formule 1 au fil des années, notamment au niveau de la sécurité.

Le Britannique révèle toutefois qu'il aurait souhaité quitter cet emploi prenant à la tête de la FIA plus tôt qu'il ne l'a fait, et qu'il n'a effectué son quatrième mandat que par acquis de conscience, souhaitant laisser la présidence entre de bonnes mains.

"J'étais très heureux d'être élu pour gérer la F1 en 1991 et la FIA en 1993, mais en arrivant en 2004, 2005, j'en avais vraiment assez," révèle Mosley sur le plateau de Sky Sports. "On savait ce que tout le monde allait dire, c'étaient les mêmes gens, les mêmes réunions, c'était ennuyeux."

"C'est pourquoi je voulais arrêter en 2005, mais je n'ai pas pu, parce que j'espérais que Jean Todt prenne le relais, mais il a eu le gros job! Il ne gérait plus seulement l'équipe chez Ferrari, mais l'entreprise entière, plus Maserati. Il a dit qu'il fallait qu'il continue et qu'il fasse ça, et j'ai répondu que bon, j'allais continuer pour quatre ans."

Un dernier mandat haut en couleurs

Et Mosley a été gâté pour son dernier mandat : le fameux Grand Prix des États-Unis à six voitures, l'affaire d'espionnage qui a mené à une amende record de 100 millions d'euros pour McLaren, l'accident volontaire de Nelson Piquet Jr à Singapour et bien sûr, la révélation d'orgies nazies par le News of the World, ce qui relevait de la vie privée de Mosley.

"En arrivant en 2009, sans parler de tout ce qui s'est passé avec le News of the World, la polémique d'Indianapolis, le Spygate, le Crashgate, j'en avais vraiment assez," lâche l'Anglais.

"J'observe avec intérêt de l'extérieur, mais je ne suis pas quelqu'un comme Sep Blatter qui semble être là depuis une éternité, jusqu'à avoir 80 ans! Je ne voulais pas faire cela. Le rôle est de résoudre les problèmes des autres, et quand on fait ça depuis plusieurs années, on se dit qu'on aimerait bien faire autre chose."

Finalement, c'est bien Jean Todt qui a pris le relais lorsque Mosley s'est retiré en 2009, remportant la majorité des suffrages face à Ari Vatanen. Jusqu'à présent, le Français connaît une présidence beaucoup beaucoup moins polémique que celle de son prédécesseur.

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