Verstappen, privé de champagne : "On tue le sport avec les décisions débiles"

Max Verstappen a techniquement franchi la ligne d'arrivée en troisième position après être parti de la 18e place de la grille. Las, le gain de sa dernière position fut discutable aux yeux des commissaires.

Max Verstappen pensait s’être emparé d’une troisième place cherchée au chausse-pied et à la force de la volonté, en dépassant Kimi Räikkönen de manière hardie dans le dernier secteur de l’ultime tour de course.

Élu Pilote du Jour après une grande remontée, le pilote Hollandais, qui plaçait sous pression les deux pilotes Ferrari dans les derniers kilomètres de course, était revenu inéluctablement sur Räikkönen dans les derniers hectomètres, jusqu’à porter une attaque de toute beauté en prenant une trajectoire osée, mais attaquant à quatre roues le vibreur intérieur du virage 17.

Félicité par son team manager Christian Horner et se délectant à la radio de la manœuvre dans le tour de décélération, Verstappen est pourtant passé par un autre éventail d’émotions, après qu’une pénalité de 5 secondes rapidement décidée par les commissaires l'a contraint à quitter la salle de préparation au podium et à céder sa place sur le podium à Räikkönen.

"Tout le monde sort large, moi compris," a-t-il commenté à l'arrivée. "Au virage 9, on peut sortir large ; au virage 19, on peut sortir de la piste, personne ne dit rien. Bottas m'a dépassé en sortant de la piste et personne n'y a rien fait. Ce n'est pas bien pour la F1. Il faudrait que le règlement soit clair."

"La pénalité moteur, c'est comme ça. Nous avons fait une très bonne course, mais avec ces décisions débiles, on tue le sport. J'espère que les fans n'aimeront pas cette décision et qu'ils ne viendront pas l'an prochain."

Impressionné par le brio de son pilote dont il a renouvelé le contrat jusqu'au terme de la saison 2020, Christian Horner n'a laissé aucun doute sur son sentiment à l'égard de la pénalité.

"Incroyablement sévère de donner une pénalité à Max pour ça. Il y avait des voitures hors de la piste toute la journée aujourd'hui. Ce n'est pas bien. Nous allons regarder ça. Pour moi, c'était de la course dure mais juste. C'est une erreur de jugement de la part des commissaires de prendre cette décision. Il y avait des voitures hors de la piste en permanence depuis le début du week-end", a regretté le Britannique au micro de Sky Sports F1.

Une course d'attaque et de décalage stratégique

Avant cela, Verstappen avait pris le départ de la course depuis une lointaine 18e position sur la grille, héritage d’une pénalité de 15 places pour raison mécanique. Chaussé des pneus supertendres, le Néerlandais avait prolongé son premier relais avec application et s’était même permis d’occuper la tête de la course une fois les leaders passés par la pitlane pour changer leurs gommes ultratendres.

Arrêté au 25e passage, Verstappen a poursuivi un effort intense en ultratendres dans les 13 boucles suivantes, et provoqué une réaction en chaîne des leaders après son second arrêt, contraints de ne laisser aucune chance au pilote Red Bull pour une éventuelle remontée éclair en toute fin de course, avec des pneus neufs potentiellement 1"5 plus rapides au tour.

L’attaque de Verstappen lui a cependant permis de s’offrir le scalp d’un Bottas à l’agonie pneumatique en fin de course, quelques instants avant que le Finlandais n’observe un arrêt indésirable au 53e des 55 passages.

La pénalité de cinq secondes de Verstappen signifie qu’il boucle le GP des États-Unis en quatrième place. Les 12 points l’accompagnant le maintiennent en sixième position du Championnat du monde, à 40 points de Kimi Räikkönen.

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