Mazepin prend la défense de Hamilton après leur incident

S'il s'est fait une belle frayeur en déboulant sur une Mercedes au ralenti en EL3, Nikita Mazepin n'aurait pas voulu que Lewis Hamilton soit pénalisé.

C'était l'image marquante de la troisième séance d'essais libres du Grand Prix d'Arabie saoudite : Nikita Mazepin, dans un tour lancé, a trouvé sur sa trajectoire la Mercedes de Lewis Hamilton au ralenti dans un enchaînement en aveugle. Ce n'est que de justesse que le pilote Haas est parvenu à éviter un accident monumental.

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Cet incident a fait l'objet d'une enquête des commissaires, et Hamilton a échappé à une sanction car il n'avait pas été tenu au courant de la position de Mazepin en piste, n'écopant que d'une réprimande tandis que l'écurie à l'étoile a reçu une amende de 25 000 €. Le Russe n'aurait d'ailleurs pas voulu davantage de sévérité.

"J'apprécie vraiment Lewis, et je lui souhaite vraiment tout le meilleur dans sa bataille pour le titre", déclare Mazepin. "Et je ne voudrais pas qu'il soit pénalisé pour quelque chose qui s'est passé avec moi. Vous savez, c'est ma première année en Formule 1. Il se concentrait probablement sur les ajustements à faire sur son volant et réfléchissait sûrement à comment trouver un peu de temps au tour pour les qualifications. Si la conséquence est que je ne puisse pas finir l'un de mes tours en EL3, qu'il en soit ainsi."

Mazepin a également salué la réaction de Hamilton à la suite de l'incident, le Britannique ayant manifestement présenté ses excuses à son confrère. "Il était vraiment désolé de ce qui s'est passé", poursuit-il. "Et il a dit qu'ils n'avaient pas fait le meilleur travail de leur côté. Et c'est vraiment agréable de voir la génération expérimentée et ancienne faire vraiment attention à ces choses-là. Car, vous savez, en F2 il pourrait n'y avoir aucun pilote qui y pense, alors qu'en F1, un septuple Champion du monde, si. C'est vraiment gentil de sa part."

S'il ne cache pas s'être fait une belle frayeur, Mazepin tient également à prendre la défense de Peter Bonnington, ingénieur de course de Lewis Hamilton, premier responsable car il est le seul à communiquer avec le pilote.

"Instantanément, on a peut-être un ou deux jurons qui sortent. Parce que, vous savez, on risque vraiment tout pour ce tour, et là il ne se concrétise pas. Mais j'ai beaucoup d'expérience avec cette situation. Ici, on ne peut pas se fier aux rétroviseurs, on dépend de l'ingénieur de course, et l'ingénieur n'est pas un robot, il est humain, et il a tant de tâches à accomplir en plus de dire au pilote où il se trouve en piste. Parfois, il ne dit pas au bon moment que quelqu'un arrive à une vitesse de 250 km/h."

"Bref, les ingénieurs ne méritent vraiment pas d'être critiqués pour ça. Personnellement, j'ai toujours endossé la responsabilité volontiers", conclut Mazepin, qui s'est ensuite classé dernier des qualifications à une seconde de son coéquipier Mick Schumacher, se plaignant d'avoir été dépassé par plusieurs voitures avant de lancer son dernier tour chronométré.

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