Mazepin se plaint d'une Haas "très lourde" par rapport à Schumacher

Nikita Mazepin s'est plaint du poids de sa voiture par rapport à celle de son coéquipier, des propos que Günther Steiner, directeur de l'écurie Haas, a nuancés.

Mazepin se plaint d'une Haas "très lourde" par rapport à Schumacher

Bon dernier avec 42 secondes de retard sur son coéquipier Mick Schumacher à l'arrivée du Grand Prix de Styrie, Nikita Mazepin ne cachait pas son mécontentement. "Quand on a une voiture très lourde par rapport à l'autre voiture dans l'équipe, c'est très difficile de rester devant, donc je ne suis pas content", déplorait le Russe après la course, relayé par Motosport Week. "Mais j'attends d'en avoir une nouvelle pour vraiment avoir une chance, car pour l'instant je suis impuissant, je fais de mon mieux au début, puis je ne suis qu'une carotte qui va se faire cueillir (sic), et malheureusement je me suis fait cueillir. C'est comme ça."

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Il se trouve que Mazepin dispose actuellement d'un châssis Haas qui date de l'an dernier et ne s'attend pas à en avoir un nouveau avant six ou sept courses. Le directeur d'équipe, Günther Steiner, nuance toutefois les propos de son pilote, concernant à la fois ce délai et la réelle différence de poids, sur laquelle l'Italien commence par dire qu'il ne "[veut] pas donner de détails".

"'Très [lourde]', c'est un mot très relatif", ajoute Steiner. "Il y a une petite différence de poids selon la répartition, car parfois on ne peut pas répartir le poids [comme il faut] sans ajouter un peu de lest supplémentaire. Ce n'est jamais bon d'être lourd, mais ce n'est pas comme s'il y avait vingt kilos de plus ou même dix kilos. Ce n'est rien de tel. Et nous avons construit un nouveau châssis il y a environ un mois, je dirais ; le plan est de l'avoir non pas dans six ou sept courses mais après la trêve estivale."

Steiner analyse donc le déficit de son pilote au Red Bull Ring différemment de l'intéressé. "Non, lors de la dernière course, ce n'était pas ça. Je pense qu'il a été rattrapé par les voitures qui lui prenaient un tour. Alors on ne fait que perdre du temps et on est impuissant, car une fois qu'on laisse passer trois voitures, les pneus sont dans un état qui n'est pas souhaitable, et on ne les retrouve jamais, vous savez. Je ne pense pas que ça ait quoi que ce soit à voir avec le châssis. [Les drapeaux bleus] sont la raison principale, je ne dirais pas que c'est à cause de la différence de poids." Il précise : "Ça le ralentit, mais pas beaucoup."

La conférence de presse du jeudi a été l'occasion pour Mazepin de répondre aux propos de son patron quelques instants plus tard, et le pilote Haas campe sur ses positions.

"Je pense que la perspective commune que l'on a sur le muret des stands est sûrement très différente de ce que l'on ressent en pilotant la voiture pendant 73 tours [68 en l'occurrence, ndlr]. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut et pourrait avoir raison, mais je suis convaincu que cela a bel et bien un gros impact. Car, vous savez, cela influence la répartition du poids, ce qui influence la manière dont on règle la voiture. Il y a donc pas mal de facteurs, du point de vue de la mécanique. Cependant, je dirais que dans la globalité, ce n'est pas... ce n'est pas inacceptable. Ça me complique juste un peu la vie, mais j'ai une très bonne équipe d'ingénieurs qui m'aident pour ma première saison à comprendre ça et à mieux travailler avec", conclut-il.

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