McLaren : L'annonce tardive de Renault ne va pas compromettre 2018

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McLaren : L'annonce tardive de Renault ne va pas compromettre 2018
Par : Fabien Gaillard
20 sept. 2017 à 08:26

Quelques jours après l'officialisation de la fin du partenariat avec Honda et de l'arrivée d'un bloc Renault pour les saisons 2018 à 2020, McLaren assure que cette annonce arrivant à un stade avancé du développement ne sera pas un problème.

Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Zak Brown, directeur exécutif du McLaren Technology Group, Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport F1 Team, se serrent les mains dans le paddock
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32, quitte son stand
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Fernando Alonso, McLaren MCL32

Le soulagement de la fin de la relation difficile avec Honda a rapidement laissé place à la nécessité, pour Woking, de redoubler rapidement d'efforts afin de rattraper le temps perdu lors de négociations qui visaient à pouvoir se procurer une unité de puissance frappée du losange.

Si ces dernières ont été couronnées de succès, cela n'efface pas le fait qu'elles sont survenues alors que le travail sur la monoplace de la saison prochaine est bien avancé et que l'intégration du moteur Renault au châssis, dont la disposition est différente du Honda, sera une nouveauté pour l'écurie britannique. De plus, alors qu'une première date butoir avait été fixée au dimanche du Grand Prix d'Italie, c'est finalement le vendredi du Grand Prix de Singapour que les annonces ont été faites.

Or, ce que recherche McLaren en changeant de fournisseur de propulseur, ce sont bien des résultats à court terme et donc dès 2018. "Évidemment, c’est un défi", reconnaît Éric Boullier, directeur de la compétition de l'écurie, au sujet de la tâche à accomplir pour revenir sur le programme prévu.

"Désormais, nous devons travailler 24h sur 24 et sept jours sur sept je dirais, pour essayer de rattraper deux semaines durant lesquelles une décision idéale n’a pu être prise. Mais deux semaines, c’est rattrapable." 

Si le Français admet donc un retard relativement conséquent, à l'heure où les écuries optimisent au maximum les intersaisons pour arriver avec une monoplace aussi préparée que possible lors des derniers jours et parfois des dernières heures avant les essais hivernaux, il assure que cela ne va pas être rédhibitoire en vue de 2018 même si cela se fera au prix d'un important effort collectif.

"Ça ne va pas compromettre l’année prochaine. Bien sûr, nous n’avons pas la même expérience que certains des clients, donc nous aurons à découvrir le package. Mais je pense que nous pouvons faire confiance à nos ingénieurs pour faire un très bon travail, et deux semaines sont rattrapables, mais ça va être une grande charge de travail et je suis heureux de voir qu’il y a beaucoup d’énergie au sein de McLaren pour essayer de revenir aussi vite que possible."

Toutefois, pas question de basculer totalement les ressources sur 2018 au détriment des six épreuves restantes au calendrier 2017. "Non. Ça ne veut pas dire ça du tout. Ça veut simplement dire que nous augmentons la charge de travail pour nous assurer que nous pouvons le rattraper, et une fois revenus, nous reviendrons à la façon de travailler standard. Nous avons un processus différent actuellement concernant le travail, parce que la voiture de l’année prochaine, malgré le changement d’unité de puissance, est une évolution, donc il n’y aura pas de révolutions. Ça ne change pas la façon de travailler."

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Auteur Fabien Gaillard
Type d'article Actualités