McLaren défend le concept "ambitieux" de sa monoplace

À l'issue d'essais hivernaux plus ou moins chaotiques, l'écurie de Woking admet le risque pris avec le concept de sa nouvelle monoplace et l'intégration du moteur Renault.

McLaren défend le concept "ambitieux" de sa monoplace
Fernando Alonso, McLaren MCL33 avec de la peinture flow-viz sur la suspension
Zak Brown, directeur exécutif du McLaren Technology Group, Eric Boullier, directeur de la compétition de McLaren
Fernando Alonso, McLaren MCL33 à l'arrêt en bord de piste
Fernando Alonso, McLaren MCL33 à l'arrêt sur le bord de piste
Fernando Alonso, McLaren MCL33 à l'arrêt sur le bord de piste
Eric Boullier, directeur de la compétition, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Fernando Alonso, McLaren MCL33
La voiture de Fernando Alonso, McLaren MCL33 de retour dans les stands
Fernando Alonso, McLaren MCL33 à l'arrêt sur le bord de piste
Fernando Alonso, McLaren MCL33

Problème d'écrou, de refroidissement, de batterie, de turbo, de fuite d'huile… : McLaren n'a pas été épargné par les pépins mécaniques au cours des huit journées d'essais qui se sont déroulées à Barcelone. De quoi altérer le kilométrage d'une équipe qui espérait débuter sous les meilleurs auspices sa collaboration inédite avec Renault.

Ce vendredi n'a pas échappé à la règle, puisque Fernando Alonso a perdu sa matinée de roulage suite à un souci de turbo qui a nécessité le remplacement de l'unité de puissance. Néanmoins, l'écurie de Woking assure ne pas vivre dans le regret, et assume le fait qu'une partie des problèmes trouve son origine dans le concept agressif de la MCL33 et dans la manière dont les ingénieurs de l'écurie britannique ont aménagé l'intégration du bloc Renault.

"Nous voulons être compétitifs et nous sommes ambitieux", rappelle Éric Boullier, directeur de la compétition de McLaren. "Nous avons un design ambitieux autour de la voiture et on peut voir qu'elle est un peu différente des autres monoplaces motorisées par Renault. Jusqu'à présent, nous avons rencontré des problèmes mineurs, mais c'est parce que nous n'avions pas fait un travail suffisamment bon pour préparer la voiture. Nous étions un peu tendus en termes de temps et de délais, mais c'est notre problème. Nous allons très rapidement revenir à la normale."

Le discours est donc clair et assumé, et il n'était pas question pour McLaren, désormais dans une position d'équipe cliente pour son moteur, de risquer une approche trop conservatrice. "Encore une fois, si l'on veut être compétitif, il faut être un peu agressif et ambitieux", martèle Boullier. "Est-ce que c'est trop ? Je ne pense pas. Nous devons juste nous assurer, avec cette stratégie, d'avoir assez de temps pour tout faire. C'est la seule chose qui compte, je dirais."

Melbourne risque d'arriver trop tôt...

Le risque est donc calculé, mais le réalisme n'est pas mis de côté pour autant. McLaren le sait, chaque minute perdue au stand durant ces essais hivernaux restera préjudiciable, et Éric Boullier ne nie pas que tous les problèmes de fiabilité pourraient ne pas être intégralement résolus d'ici le premier Grand Prix de la saison, à Melbourne.

"Ce n'est pas certain à 100% car nous n'avons pas roulé autant que nous le voulions", convient le Français. "Il y aura donc un risque plus élevé de défaillance quelque part. Néanmoins, nous n'avons connu que des problèmes mineurs, qui étaient tous différents. Une bonne reconstruction de la voiture pour l'Australie nous aidera à régler quelques ennuis."

En quittant Honda pour Renault, McLaren avait l'ambition de retrouver la partie haute de la grille de départ, à condition d'accumuler un bon kilométrage et une belle récolte de données en Catalogne. Tel n'a pas été le cas, en tout cas pas totalement, mais préjuger dès maintenant d'objectifs revus à la baisse n'est toutefois pas à l'ordre du jour.

"Nous verrons bien. Si l'on juge sur la base de quelques soucis rencontrés en trois jours, il vaut mieux attendre quelques courses", confie Boullier. "Il y avait une décision prise [de rejoindre Honda] avant mon arrivée chez McLaren [en 2014]. Les trois dernières années se sont déroulées dans un contexte difficile, et nous tentons désormais de ramener McLaren là où l'équipe doit être. Comme tout, ça ne se fera pas en un jour, et il peut y avoir quelques bugs."

"Nous n'avons pas perdu notre capacité à concevoir des voitures rapides, et j'espère que vous le verrez bientôt en piste. Nous devons être ambitieux, et pour l'être, il faut prendre des risques. Tout ce dont nous avons besoin, c'est de tout rassembler, et de travailler ensemble."

Propos recueillis par Edd Straw

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