McLaren - Derrière le manque de puissance, la récupération d'énergie

En dépit des difficultés rencontrées par son équipe depuis le début de la saison, et du coup de pression qui a été publiquement mis sur Honda en marge du dernier Grand Prix de Grande-Bretagne, Eric Boullier continue de garder une confiance maximale. 

A la tête de la partie sportive de McLaren en F1, le Français ne cache plus depuis plusieurs semaines le retard pris par ses hommes, principalement à cause des nombreux ennuis de fiabilité. Mais il ne doute pas un instant du potentiel dont dispose McLaren-Honda pour l’avenir à court, moyen ou long terme. 

"Le point positif concerne le niveau d’investissement de Honda, et le fait que nous savons que nos voitures n’ont pas des dixièmes mais des secondes de potentiel qui peuvent être débloquées", insiste-t-il sur le site officiel de la Formule 1. "Nous ne pouvons pas les utiliser car nous avons des problèmes de fiabilité, mais si nous les réglons, nous pourrons faire de grands pas en avant, croyez-moi."

Confronté à une litanie de questions qui pointent toujours du doigt les grandes difficultés techniques et sportives rencontrées par le team, Boullier fait face avec aplomb : "C’est une source de motivation supplémentaire pour travailler dur, afin de stopper ce type de questions fatigantes!"

Q3 et Top 6 à la régulière

Si l’objectif est toujours de retrouver un niveau de compétitivité satisfaisant durant la deuxième partie de saison, celui-ci a toutefois été revu à la baisse, alors que McLaren ne compte que 4 points au championnat constructeurs actuellement. 

"Nous nous sentirons compétitifs si nous pouvons être tout le temps en Q3 et nous battre pour le Top 6", précise Boullier. "Ce serait un accomplissement majeur, même si cela ne semble pas très excitant, car nous sommes là pour gagner. Nous visons toujours à être compétitifs d’ici la fin de la saison."

La puissance, un verrou complexe à débloquer

Le mal principal qui affecte la MP4-30, dont le potentiel fait l’unanimité sur le papier, tourne autour du meilleur compromis à trouver pour débloquer suffisamment de puissance sans mettre en péril une fiabilité que Honda peine à atteindre. 

"Nous ne pouvons pas [encore] augmenter la puissance", explique Boullier. "La voiture est très bien équilibrée. Nous travaillons pour apporter plus d’appui, comme tout le monde dans la pitlane. Nous manquons de vitesse dans chaque partie du circuit."

Le directeur sportif de McLaren révèle que le manque de puissance n’est pas une donnée à variable unique, et c’est toute la complexité des unités de puissance hybrides qui transparaît dans son propos.

"Ce n’est pas lié uniquement à la puissance ; il faut aussi faire avec la maniabilité du moteur, qui a été très difficile et complexe à gérer jusqu’à présent", détaille-t-il. "Laissez-moi vous donner un exemple : nous avons tous la même puissance électrique, mais certains moteurs sont meilleurs pour récupérer l’énergie. C’est pourquoi vous voyez une différence en qualifications et en course. Aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de débloquer la totalité du potentiel de récupération [d’énergie] car cela crée des problèmes de fiabilité et nous affecte en termes de performance. Mais le potentiel est là! Nous devons trouver les bons remèdes pour débloquer cela."

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Type d'article Actualités
Tags boullier, honda, hybride, moteur, puissance