McLaren n'est pas encore satisfait de la MP4-25

À deux semaines du début de la saison européenne, ce sont Jenson Button et son équipe McLaren qui mènent les deux championnats du monde, notamment grâce aux deux victoires décrochées en Australie et en Chine

À deux semaines du début de la saison européenne, ce sont Jenson Button et son équipe McLaren qui mènent les deux championnats du monde, notamment grâce aux deux victoires décrochées en Australie et en Chine.

Pourtant, Martin Whitmarsh a déclaré que son équipe n'étaient pas satisfaite de sa voiture et qu'il va falloir l'améliorer pour la rendre plus rapide encore.

Car le Britannique a les yeux rivés chez Red Bull qui a signé quatre pole positions en autant de Grands Prix jusqu'à présent.

"Ce n'est pas un secret que nous continuerons à pousser. Nous avons un nouveau package pour Barcelone et pour chaque course et nous avons démontré les années précédentes que nous pouvons améliorer la voiture, course après course, et c'est ce que nous devons faire."

"Toutes les équipes feront ça et nous devons juste le faire à un rythme plus élevé. Nous sommes plus proches que jamais mais nous ne sommes pas satisfaits de la voiture, et nous devons l'améliorer et la rendre plus rapide."

Parler d'améliorations est l'occasion pour le directeur général de McLaren d'évoquer la façon dont la polémique autour des suspensions a été traitée. Et Whitmarsh ne cache pas que l'écurie de Woking a été surprise par les décisions de la FIA.

"Il a été entendu il y a quelques temps par de précédentes règles que vous ne pouviez pas avoir d'éléments spécifiques qui bougent par rapport aux masses suspendues qui ont de l'influence sur l'aérodynamique de la voiture," rappelle-t-il.

"À partir de là, nous avons pensé que vous ne pouviez pas avoir d'éléments dans le système de suspension qui modifie la garde au sol, mais nous avons senti qu'il pourrait y avoir des équipes qui tirent profit de cette possibilité, assez légitimement. Nous avons demandé à la FIA et avons été surpris quand on nous a dit que de tels systèmes étaient légaux."

"Nous avons donc commencé à développer de tels systèmes et nous avions l'intention d'en avoir un en Chine. Puis, avant la course, on nous a dit que la FIA reconsidérait sa position et que de tels systèmes n'étaient plus légaux, donc nous avons perdu du temps."

"Nous n'essayons pas de critiquer la FIA car Charlie Whiting et la FIA ont douze équipes qui les harcèlent pour essayer d'obtenir des décisions, des détournements dans les règlements et les interprétations, mais j'ai été surpris quand nous avons eu une réponse positive et ravi car nous faisons de l'ingénierie créative que nous aimons ce genre de défis," poursuit Whitmarsh.

"Ce fut donc dommage que nous ne puissions pas l'introduire, ça nous aurait donné un petit avantage mais nous n'avons pas pu le faire, donc nous allons de l'avant. C'est comme ça. La FIA doit prendre des décisions difficiles. Elle peut toujours mieux faire, mais ça aurait été sympa si nous avions clairement eu un non au départ mais nous ne l'avons pas eu."

Vous l'aurez compris, McLaren a dû laisser tomber ses travaux autour des suspensions. Mais Whitmarsh ne se laisse pas abattre pour autant et insiste sur le fait qu'il y a encore plein d'autres domaines sur lesquels progresser.

"Nous pouvons générer plus d'appui, apporter plus d'efficacité aérodynamique, la rendre moins sensible, l'alléger, nous pouvons faire toutes ces choses. C'est notre boulot et c'est ce qui nous plait."

"Si de temps en temps, le règlement offre une opportunité inattendue, nous sauterons dessus. Cette affaire de garde au sol en a offert une, nous avons sauté dessus mais au final, nous n'avons pas pu l'exploiter."

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