McLaren - Pas question de se brader commercialement

En dépit de son bagage historique, d'un palmarès prestigieux, et désormais de la remise en avant d'une association emblématique avec Honda, McLaren ne parvient pas à trouver de sponsor titre

En dépit de son bagage historique, d'un palmarès prestigieux, et désormais de la remise en avant d'une association emblématique avec Honda, McLaren ne parvient pas à trouver de sponsor titre.

L'an dernier, le team de Woking a ainsi successivement offert des espaces publicitaires course par course à différents partenaires de longue date de l'équipe, ne parvenant pas à se lier pour toute l'année à une firme désireuse de remplacer le partenaire de longue date qu'était Vodafone.

Les arrivées de Fernando Alonso et de Honda cette année n'y font rien : McLaren court encore après un mécène principal. Mais Ron Dennis, PDG de McLaren, estime que le temps des sponsor-titres en F1 est révolu et que de nouvelles façons de proposer l'espace publicitaire sont nécessaires. De plus, la définition même d'un sponsor titre est de nos jours très différente d'il y a 10 ans.

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50% d'un budget

"Le sponsoring-titre n'est plus un concept qui existe", estime-t-il ainsi, s'appuyant également sur ce qu'il observe chez les autres teams indépendants.

"Si l'on regarde ce que devrait normalement être le sponsoring-titre, cela devrait normalement représenter de 40 à 50% de votre budget. Vu le niveau des budgets des équipes compétitives, aucune compagnie ne peut venir proposer ce genre de montant. De ce fait, ce que l'on propose est de diviser ceci en petits tronçons, afin de disposer d'une gamme de compagnies aux philosophies similaires pour nous rejoindre sur l'auto".

Un modèle que l'on voyait déjà en 2009 chez Brawn GP, qui ne disposait pas de sponsor titre mais réalisait de juteux contrats au coup par coup avec l'assurance d'offrir une forte exposition sur les pontons des monoplaces, qui dominaient par ailleurs le plateau à l'époque. Se sont ainsi par exemple succédés sur les flancs des Brawn à l'époque, Virgin Galactic, Qatar Telecom, Itaipava ou encore Canon.

Une solution adoptée par défaut l'an dernier par McLaren et Lotus, qui ont offert excessivement d'espace à certains partenaires, mais seulement par à-coups. La raison ? Vendre un "forfait" annuel de visibilité sur de tels espaces serait bien trop coûteux sur l'ensemble d'une saison au prix fort.

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"Disposons-nous de place pour de plus grandes marques sur nos voitures ? Oui. Mais la réalité est que nous nous plaçons dans une position dans laquelle l'aspect technologique de notre business fournit une dynamique [de revenus] différente. Nous n'avons pas abandonné l'idée d'attirer de plus grosses sommes d'argent sur notre auto, mais ce que nous ne souhaitons pas faire est de placer de grandes marques pour de petits montants d'argent", poursuit Dennis.

Entendre : pas question de suivre la philosophie Williams, qui a bradé une position de sponsor-titre et une visibilité exhaustive pour une somme dérisoire comparativement à l'exposition offerte.

Ron Dennis conclut avec une comparaison se basant plus sur l'héritage McLaren que sur sa forme réelle en piste.

"Je me sens un peu comme Manchester United, qui a connu une mauvaise série de matches de foot et a chuté dans la ligue. Je pense que nous sommes Manchester United ; je pense que nous pouvons encore arriver et dire : 'Voulez-vous nous sponsoriser ? Nous sommes Manchester United'. La dernière chose à faire est de commencer à réaliser des deals qui sont pour ceux dans le fond de la ligue. C'est peut-être une erreur, mais je ne pense pas. C'est comme cela que je vois les choses".

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