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Analyse

McLaren reprend son destin en main avec un recrutement retentissant

En recrutant Rob Marshall, pilier de Red Bull, pour en faire son nouveau directeur technique, McLaren a fait une annonce fracassante qui permet également de comprendre à quel point les choses ont changé pour l'écurie britannique.

Oscar Piastri, McLaren MCL60

Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images

Après des années durant lesquelles McLaren a cru possible de revenir sur le devant de la scène en améliorant ses infrastructures et en remaniant son organisation, l'écurie anglaise passe à un stade supérieur plutôt qu'espérer simplement récolter les fruits de ses démarches précédentes. Zak Brown, PDG de McLaren Racing, et son nouveau directeur d'équipe Andrea Stella, ont estimé que sans agir pour ouvrir une nouvelle voie, l'écurie ne parviendrait jamais à atteindre ses objectifs. "Nous sommes une équipe qui a l'ambition de se battre pour des titres, mais ces dernières saisons, nous n'avons pas affiché une tendance à l'amélioration constante en termes de compétitivité sur la piste", a souligné Andrea Stella cette semaine.

La première mesure prise a été de bouleverser les choses en interne, en mettant en place une nouvelle organisation technique après avoir décidé de se séparer de l'ancien directeur technique, James Key. McLaren a recruté David Sanchez chez Ferrari pour intégrer cette nouvelle structure technique, au sein de laquelle il travaillera aux côtés de l'aérodynamicien Peter Prodromou et du responsable de l'ingénierie et de la conception Neil Houldey.

Zak Brown et Andrea Stella savaient toutefois que pour tirer le meilleur parti d'une nouvelle soufflerie et d'un nouveau simulateur qui seront mis en service dans le courant de l'année, il fallait intensifier les efforts sur le plan du recrutement. Ils ont débauche l'aérodynamicien Mariano Alperin chez Aston Martin mais le dernier coup en date, à savoir le recrutement de Rob Marhsall, auparavant chef de l'ingénierie chez Red Bull, est sans doute leur plus grande réussite à ce jour.

Rob Marshall sur le podium en début de saison.

Rob Marshall sur le podium en début de saison.

Pour McLaren, l'avantage sera double. D'abord, l'écurie profitera d'une expérience accumulée chez la concurrence quant à ce qui fonctionne ou non avec les concepts actuels. Du côté de Woking, on a bien vu qu'Aston Martin avait pu faire un bond en avant significatif après avoir recruté Dan Fallows chez Red Bull et Éric Blandin chez Mercedes. Exploiter les secrets de l'actuelle génération de monoplaces peut accélérer considérablement la progression, surtout qu'il est évident désormais que Red Bull a découvert quelque chose de spécial que ses adversaires n'ont pas encore saisi.

Comme l'a récemment expliqué Otmar Szafnauer chez Alpine, recruter chez Red Bull est forcément profitable : "On veut court-circuiter le processus. Red Bull a une équipe aéro de 50 personnes, pas d'une seule. Mais celui qui est à la tête des 50 est celui qui a toutes les idées. Donc quand on le remplace, son cerveau est rempli de tout ce qu'il a appris."

Mettre la main sur cet "apprentissage" dans la conception d'une monoplace ne sera jamais instantané, et il a fallu plus d'un an à Aston Martin pour profiter pleinement de l'apport de Dan Fallows et Éric Blandin. Mais il y a un second facteur essentiel, qui procure à McLaren la conviction que de belles choses arriveront.

Zak Brown, PDG de McLaren Racing.

Zak Brown, PDG de McLaren Racing.

L'écurie sait que faire appel à quelqu'un comme Rob Marshall, qui connaît très bien le concept de Red Bull, sera profitable à l'avenir, de sorte à fonder ses espoirs sur des faits avérés plutôt que sur des espoirs ou des prières. Cette conviction que les choses vont avancer est également déterminante pour que l'équipe parvienne à conserver Lando Norris, qui commence sûrement à se demander s'il pourra un jour concrétiser ses rêves de titre mondial avec McLaren.

Désormais, alors que des mesures importantes ont été prises pour attirer de grosses pointures, et que l'on sait que la soufflerie et le simulateur vont encore accélérer les choses, il existe des preuves tangibles des progrès que McLaren peut faire. Il n'est donc pas étonnant de voir Andrea Stella évoquer "l'une des étapes fondamentales pour aider l'équipe à retrouver le chemin de la victoire" en annonçant le recrutement de Rob Marshall.

La progression spectaculaire d'Aston Martin cette année a peut-être rappelé à la concurrence que pour y parvenir en Formule 1, il faut prendre les devants et procéder à des changements majeurs plutôt que s'attendre à ce que des ajustements permettent de mettre en œuvre un plan sur cinq ans.

Le choix qui se présentait à McLaren, après avoir pris conscience du manque de performance de la MCL60, était plutôt clair : continuer d'espérer un résultat différent, ou secouer le cocotier en se montrant agressif. La première option aurait été la plus facile, mais elle aurait presque condamné McLaren à demeurer une écurie de milieu de peloton à long terme, l'exposant au risque de perdre Lando Norris. Dorénavant, avec cette nouvelle attitude, on a de nouveau à Woking la conviction de pouvoir retrouver un jour les sommets de la F1.

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