Mercedes : Bottas devait donner son aspiration à Hamilton

James Vowles, directeur de la stratégie Mercedes, révèle qu'il avait été ordonné à Valtteri Bottas de laisser Lewis Hamilton prendre son aspiration au départ du Grand Prix de Mexico afin de repousser une attaque de Max Verstappen.

Derrière Red Bull pendant les séances d'essais libres, Mercedes a renversé la vapeur au moment des qualifications, verrouillant la première ligne à la surprise générale. Malgré l'avantage de position dont bénéficiaient Valtteri Bottas, poleman, et Lewis Hamilton, deuxième, c'est le troisième homme de la grille, Max Verstappen qui a tiré les marrons du feux en s'emparant du commandement à la suite d'un freinage retardé au maximum à l'extérieur du premier virage. Une fois en tête, le Néerlandais n'a plus été inquiété et a signé sa neuvième victoire de l'année avec plus de 16 secondes d'avance sur Hamilton.

Après la course, le septuple Champion du monde a indiqué que son coéquipier avait "laissé la porte ouverte" à Verstappen. Le directeur de la stratégie, James Vowles, explique quant à lui qu'en raison d'un mauvais départ, Bottas n'a pas pu exécuter le plan de l'équipe, qui était de donner l'aspiration  à Hamilton pour l'aider à se protéger d'une éventuelle attaque du pilote Red Bull.

"La stratégie et l'approche du premier virage ont été assez simples", explique-t-il. "Pour Valtteri, s'il prenait un bon départ, il devait donner l'aspiration à Lewis derrière lui et s'assurer de couvrir la menace de Verstappen. Au final, Valtteri a pris un départ légèrement moins bon que Verstappen et Lewis, pas de beaucoup – environ quatre mètres –, mais c'était suffisant pour que Lewis ne puisse pas se caler derrière lui. En plus, le bon départ de Verstappen l'a mis à côté de Valtteri très, très rapidement. Ils ont fini à trois de front en arrivant vers le premier virage."

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Verstappen était sur la trajectoire idéale au moment d'aborder le premier virage, laissant Bottas et Hamilton plus en difficulté sur la partie sale de la piste. Pourtant, selon Vowles, l'avantage lié à la trajectoire n'est pas assez conséquent pour justifier l'écart de performance au freinage entre les trois pilotes.

"La différence au freinage aurait dû être de quelques mètres, et non celle que vous avez vu", assure-t-il. "Au final, les pilotes ont freiné là où ils pensaient qu'ils pouvaient. Avec les commentaires de Verstappen plus tard, il était clair qu'il tâtonnait et espérait le meilleur, et ça a marché pour lui. En conséquence, nous avons perdu là-dessus, et plus encore lorsque d'autres voitures ont bloqué [les roues], [Daniel] Ricciardo étant l'un d'entre eux, [puis] le contact est arrivé et Valtteri a été éliminé et envoyé à l'arrière de la grille."

Si Vowles admet que Red Bull avait "une bien meilleure voiture" que Mercedes le jour de la course, il estime que la marque à l'étoile aurait pu profiter d'un plus large éventail d'options stratégiques si ses deux pilotes avaient conservés leur position à la fin du premier tour : "Si nous nous étions échappés en première et deuxième position, je pense qu'il y aurait eu une bonne chance de nous défendre contre les Red Bull pendant toute la course. Mais si nous avions été premiers avec les deux Red Bull directement derrière nous, il aurait été très difficile de conserver la tête. Ils auraient pu faire rentrer une voiture plus tôt et une voiture plus tard et, finalement, nous aurions été compromis."

"Finir deuxième avec Lewis est extrêmement correct en se basant sur les performances après le départ. Je suis heureux que nous ayons conservé [la deuxième place]. Nous avons mis en place une stratégie défensive pendant toute la course. Bien sûr, dans le cas de Valtteri, il n'est pas reparti avec ce qu'il méritait. S'il n'avait pas été percuté dans le premier virage, nous aurions dû avoir la quatrième place dans le pire des scénarios et la troisième dans le plus réaliste."

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