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Selon Mercedes, la FIA ne croyait pas le DAS réalisable

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Selon Mercedes, la FIA ne croyait pas le DAS réalisable
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3 juin 2020 à 15:07

James Allison est revenu sur l'entêtement dont a fait preuve Mercedes pour mettre au point le système DAS, estimant que la FIA n'imaginait pas qu'il serait possible d'y parvenir.

Les événements de ces dernières semaines l'auraient presque fait oublier. Pourtant, il y a un peu plus de trois mois, Mercedes créait la sensation lors des essais hivernaux en se présentant avec un système révolutionnaire sur sa W11 : le DAS. Ce procédé permet au pilote de modifier l'angle des roues avant en tirant ou en poussant sur son volant, ce qui a rapidement été décelé dans les images de caméra embarquée. À l'époque, le DAS a énormément fait parler, ce qui ne l'a pas empêché d'être déclaré conforme à la réglementation, en dépit de quelques doutes qui auraient pu – et peuvent toujours – mener à la réclamation d'une équipe concurrente lors d'un week-end de Grand Prix afin d'en vérifier la pleine légalité.

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Si la FIA n'a rien trouvé à redire à ce système DAS, elle l'a toutefois banni pour l'avenir en amendant la réglementation et il disparaîtra ainsi dès 2021. Selon le directeur technique de Mercedes, James Allison, l'instance internationale a été prise par surprise en n'imaginant pas un instant que l'écurie de Brackley parviendrait à se conformer aux textes. Le constructeur allemand avait initialement prévu d'utiliser le DAS en 2019 par le biais d'un système de levier sur le volant mais la FIA avait recalé l'idée, laissant entendre qu'il faudrait que le volant bouge dans sa totalité. Ce que Mercedes a pris au mot…

"En fait, nous voulions l'introduire en 2019", confirme James Allison dans une vidéo diffusée par Mercedes. "Nous avons fait part de nos idées à la FIA, nous les leur avons montrées, expliqué pourquoi nous pensions que c'était légal. À contrecœur, ils ont convenu que la direction à deux axes était légale. Mais ils n'ont pas beaucoup aimé la manière dont nous le faisions, parce que le deuxième axe se basait sur un levier au niveau du volant et non sur le mouvement complet du volant. Ils ont donc dit : 'Non, vous allez devoir faire bouger tout le volant'. Et je pense que lorsqu'ils ont dit ça, ils espéraient que ce serait trop difficile, que l'on abandonnerait et que nous ne leur causerions plus de problèmes."

Malgré les ressources importantes à déployer pour parfaire la solution et se conformer aux exigences de la FIA, Mercedes a estimé que le jeu en valait la chandelle et qu'il y avait bel et bien un bénéfice à en retirer. Le développement du DAS n'a donc pas été abandonné pour 2020, au contraire.

"Nous avons un chef designer très inventif, John Owen, et il a jeté un coup d'œil à ce défi", raconte James Allison. "Il a une très bonne intuition pour savoir si quelque chose est faisable ou non, et c'est une compétence très utile, car cela nous permet d'être audacieux en dépensant de l'argent là où la plupart des gens auraient le sentiment que l'issue est plutôt incertaine. John a une bonne idée de ce qu'il peut faire et sortir pour se retrouver sur la bonne voie. Il a relevé le challenge, il a estimé qu'il pouvait le faire, il l'a soumis à notre groupe de designers mécaniques très talentueux, et ils ont conçu deux ou trois manières de faire. Nous avons choisi la plus probable des trois, et environ un an plus tard en est ressorti le système DAS que vous avez vu au début de la saison."

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Auteur Basile Davoine