Mercedes ne craint pas une fuite des cerveaux chez Red Bull

Le département moteur de Mercedes a perdu un de ses membres clés, mais Toto Wolff n'est pas inquiet.

Mercedes ne craint pas une fuite des cerveaux chez Red Bull

Red Bull a annoncé il y a deux semaines une recrue de choix à la tête de sa nouvelle division moteur, Red Bull Powertrains, et pas des moindres : il s'agit de Ben Hodgkinson, anciennement directeur de l'ingénierie mécanique chez Mercedes High Performance Powertrains. La marque au taureau fait preuve d'ambition alors qu'elle s'apprête à reprendre à son compte les unités de puissance Honda à partir de 2022 et peut-être même à concevoir ses propres groupes propulseurs lors de la nouvelle ère moteur qui commencera en 2025.

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Peut-on craindre une fuite des cerveaux de Mercedes chez Red Bull, si certains anciens collègues de Hodgkinson décident de lui emboîter le pas ? Toto Wolff, directeur de Mercedes AMG F1, préfère souligner la saine ambiance de travail qui règne d'après lui dans sa structure.

"Si l'on perd quelqu'un pour l'argent, alors il est peut-être important de repenser à ce dont le cœur de l'équipe est fait et aux valeurs qui sont importantes", déclare un Wolff philosophe. "Ça ne se réduit pas toujours au plus gros chéquier."

"Nous allons en perdre, nous allons en gagner. Mais en fin de compte, je crois en la philosophie de Mercedes, et je crois que nous sommes un très bon employeur. Chez nous, la pression est élevée mais l'on s'amuse beaucoup aussi. Nous pouvons en être fiers et nous devons nous appuyer là-dessus."

"Il y aura toujours des va-et-vient. Mais disons-le ainsi, je comprends la logique de Christian [Horner, directeur de Red Bull Racing], il veut bâtir une structure, et c'est là qu'il faut parfois signer un gros chèque. Mais ce n'est pas grave."

Wolff est en tout cas impressionné par l'approche de Red Bull à la suite du départ annoncé par Honda, qui quittera la Formule 1 au terme de la saison 2021.

"Ce que font Red Bull et Christian est assez malin : d'un côté ils comptent sur leurs propres groupes propulseurs et établissent un département moteur, et de l'autre ils peuvent recourir au savoir-faire et à la propriété intellectuelle de Honda – tout cela sans fermer la porte à un constructeur automobile majeur comme partenaire, ce qui leur serait naturellement bénéfique vu leur courbe d'apprentissage", analyse l'Autrichien. "C'est du gagnant-gagnant, en fait. Ils ne peuvent pas du tout perdre."

Propos recueillis par Christian Nimmervoll  

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