Mercedes justifie la stratégie critiquée par Bottas

Valtteri Bottas n'a pas caché son mécontentement vis-à-vis de sa stratégie au Circuit Paul Ricard. Mercedes s'explique.

Mercedes justifie la stratégie critiquée par Bottas

C'est un Valtteri Bottas furieux que l'on a entendu à la radio à la fin du Grand Prix de France, alors qu'il venait de perdre le podium. "Pourquoi est-ce que personne ne m'écoute quand je dis qu'il va falloir faire deux arrêts ?" s'est-il exclamé, non sans ponctuer sa question de quelques jurons.

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Or, d'après le directeur d'équipe Toto Wolff, Bottas est à l'origine d'une partie de ses maux avec un blocage de roue qui a contraint l'écurie à avancer son premier (et finalement unique) arrêt au stand, à la fin du 17e tour. Car lorsque le consultant Nico Rosberg a demandé à Wolff, sur Sky Sports F1, si Mercedes avait été "trop gourmand" en tentant l'undercut avec Bottas, l'Autrichien a clarifié la situation : "Non, nous n'avions pas le choix. Le pneu de Valtteri avait commencé à avoir une vibration, et vers la fin, nous craignions vraiment que la vibration se propage à la suspension. Il aurait pu avoir une défaillance à tout moment, parce qu'il avait fait un plat sur ses pneus. Nous savions que nous allions déclencher les arrêts trop tôt, mais nous n'avions pas le choix."

Par la suite, Bottas a suggéré à son écurie de faire un deuxième changement de pneus, mais Mercedes a préféré maintenir son pilote sur une stratégie à un arrêt unique, différente de la tactique victorieuse de Verstappen et Red Bull – d'où l'ire du nordique, bien que Verstappen soit l'un des deux seuls pilotes à avoir fait deux arrêts ce dimanche, avec un Charles Leclerc en grande difficulté.

"J'adore qu'il exprime désormais ce qu'il ressent et n'intériorise pas", a commenté Wolff au sujet du message radio de Bottas. "Nous continuons de croire que la stratégie à un arrêt était la meilleure. Mais en se battant si fort après l'arrêt, nous avons beaucoup demandé aux pneus, nous les avons trop malmenés pour tenir jusqu'à la fin."

Pour couronner le tout, Mercedes a décidé de ne pas faire rentrer Bottas au stand dans les derniers kilomètres pour jouer le meilleur tour en course, espérant une pénalité pour Sergio Pérez, qui avait mis les quatre roues hors de la piste après avoir dépassé la Flèche d'Argent. Les commissaires ont jugé que l'action ne valait pas de sanction.

"Nous pensions que Pérez allait peut-être avoir une pénalité pour avoir dépassé en dehors des limites de la piste, nous avons donc décidé de rester à moins de cinq secondes", a confirmé Wolff. "Il s'agissait donc vraiment de trouver l'équilibre entre cette pénalité ou signer le meilleur tour. Nous avons fait un pari, nous avons perdu."

La stratégie a également été mise en cause du côté de Lewis Hamilton, qui a perdu la tête de la course face à l'undercut de Verstappen malgré une saine avance de trois secondes – à tel point que le stratège en chef, James Vowles, lui a présenté ses excuses à la radio après la course : "Là, c'est notre faute. Merci d'avoir fait tout ce que tu pouvais pour rattraper cette course."

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Wolff a précisé : "[L'écart] fluctuait. Nous étions en tête, car Max a commis cette erreur, nous en avons donc un peu hérité. Puis notre rythme était bon. Je pense que nous avions même probablement – peut-être – un petit peu de marge, nous avions environ trois secondes pour nous protéger de l'undercut, mais ça n'a pas suffi. Il nous manquait une seconde, et nous l'avons perdue quelque part."

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