Mercedes pourrait lancer Antonelli en F2, sans passer par la F3

Plus grand espoir de Mercedes en formules de promotion, Andrea Kimi Antonelli pourrait débarquer en Formule 2 dès l'an prochain.

Andrea Kimi Antonelli, Prema Racing

L'ascension des formules de promotion par Andrea Kimi Antonelli va-t-elle s'accélérer ? Jusqu'à présent, tous les voyants sont au vert pour le jeune prodige que Mercedes a pris sous son aile en 2018 : Antonelli est double champion d'Europe de karting et a remporté l'an passé les deux championnats les plus relevés historiquement en Formule 4, en Italie et en Allemagne, pour ce qui n'était que sa première campagne complète en monoplace.

Antonelli est logiquement passé à l'échelon supérieur cette année, à savoir le Championnat d'Europe de Formule Régionale by Alpine (FRECA), toujours avec Prema Racing. Auteur de trois victoires lors des cinq dernières courses, il occupe la tête du classement général avec six points d'avance sur l'étonnant Martinius Stenshorne, qui n'était pas à pareille fête en Formule 4.

Désormais, Mercedes réfléchit à l'avenir de son jeune loup et envisage de lui faire sauter la FIA F3, devenue une étape incontournable dans l'ascension vers la Formule 1 : parmi les pilotes de Formule 2 actuels, tous y sont passés à l'exception du vétéran Roy Nissany, qui avait suivi la voie de la F3 Europe et de la Formule Renault 3.5 de 2013 à 2017, et du petit nouveau Josh Mason, récemment aperçu en Euroformula Open.

"Nous espérons tous qu'Andrea fera une belle carrière", déclare Toto Wolff (directeur de Mercedes AMG F1) quant à l'avenir de l'Italien, qui vient de fêter son 17e anniversaire. "Mais il y a toujours le risque que si l'on crée trop de hype autour d'un jeune pilote, il ne puisse rien faire en paix."

Andrea Kimi Antonelli, Prema Racing

Andrea Kimi Antonelli (Prema Racing)

"Il est en FRECA, il a solidement dominé la F4 l'an dernier. Il a remporté ces championnats, a gagné en karting et mène le championnat en FRECA. On va voir comment se passe la FRECA, puis on prendra une décision, avec Kimi et son père, sur ce qu'on va faire l'an prochain, dans quelle direction on va aller. Mais je suis content qu'il y ait un Italien dans les starting-blocks pour une belle carrière."

De manière intéressante, lorsqu'il s'agissait de justifier le fait qu'Antonelli ne soit pas passé directement de la Formule 4 à la Formule 3 (à l'image d'un Oliver Bearman qui a brillé partout), faisant plutôt escale à l'échelon intermédiaire qu'est la FRECA, le directeur de Prema Racing adoptait un point de vue plutôt incompatible avec un saut FRECA-F2.

"Cela peut être une opportunité, comme l'a fait Ollie Bearman, mais Kimi n'a que 16 ans", soulignait ainsi René Rosin il y a quelques mois auprès de Motorsport.com. "Il ne sera pas prêt pour la Formule 1 dans deux ans, alors mieux vaut faire les choses pas à pas, faire le nécessaire, monter la véritable échelle, avoir des opportunités d'essais – car une fois arrivé en Formule 3 et en Formule 2, on ne peut plus faire d'essais."

"Il faut utiliser la FRECA pour avoir un bon kilométrage, pour apprendre avec deux qualifs par meeting, deux courses par meeting, et se préparer pour l'avenir. Tu arrives en Formule 3, tu es performant, tu vas en Formule 2 et tu es bon, et là tu n'as pas l'âge pour aller en Formule 1, ou tu n'as pas l'expérience pour aller en Formule 1. Il faut juste faire le nécessaire pour se former, mentalement et physiquement."

Propos recueillis par Jonathan Noble et Megan White

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