Mercedes prêt à revoir sa politique de consignes d'équipe

Mercedes a admis qu'il faudrait peut-être revoir son approche concernant les consignes d'écurie, après la nouvelle victoire et le début de saison très solide de Ferrari lors de la saison 2017 de F1.

Avec deux victoires en trois courses, Sebastian Vettel est leader du championnat, sept points devant Lewis Hamilton. Les deux hommes ont déjà plus d'une vingtaine d'unités d'avance sur le troisième homme, Valtteri Bottas, dont la course à Bahreïn a été marquée par plusieurs moments difficiles, malgré le fait d'avoir maintenu la tête de la course lors du premier relais suite à sa pole.

Mercedes se retrouve confronté à une nouvelle donne après trois années lors desquelles la lutte pour le titre constructeurs n'existait pas et celle pour le titre pilotes était réduite à ses deux pilotes. Ainsi, l'approche égalitaire dans le traitement des équipiers et la limitation, au maximum, des consignes de course en vigueur jusqu'ici pourraient être préjudiciables si, dans des cas comme ce dimanche, la situation se jouait à quelques secondes face à un rival.

Lors du Grand Prix de Bahreïn, si Mercedes avait donné la consigne à Bottas de laisser passer Hamilton plus tôt, le Britannique aurait eu une chance de l'emporter, mais la structure ne l'a fait qu'en dernier recours, quand il était clair que le Finlandais ne pouvait rien faire contre la Ferrari.

Et si Vettel venait à continuer de gagner des courses, Toto Wolff, le directeur exécutif de l'Étoile, admet qu'il faudrait sans doute, et sans y trouver de satisfaction immédiate, mettre entre parenthèses la philosophie de la structure pour favoriser le pilote le mieux placé pour l'emporter.

"Nous n'aimons pas cela du tout", a déclaré l'Autrichien concernant un changement des règles de la lutte entre équipiers. "Ce n'est pas ce que nous avons fait lors des dernières années, mais la situation est maintenant différente, donc il faut une analyse propre de ce que cela signifie et d'où nous nous trouvons."

"Nous voudrions donner les mêmes chances au début de la course, je pense que nous le leur devons. Quand on voit ce que nous avons fait en course, nous avons pris la décision, nous avons pris la décision deux fois, parce que nous sentions que c'était la seule possibilité de gagner la course."

Même s'il estime improbable qu'une hiérarchie soit d'office mise en place avec la désignation d'un numéro un, il suggère que l'écurie pourrait agir de la sorte plus souvent lors des courses face à la menace de Ferrari.

Quand il lui est demandé si une règle potentielle serait de donner la priorité absolue à l'auteur de la pole position (ou de la meilleure place en qualifications), Wolff indique : "Non, ça serait trop rude. Ça serait l'opposé de ce que nous avons fait pendant des années. Il est important, quand la course commence, que nous leur donnions une opportunité égale."

"Nous aurions probablement pris une décision différente [à Bahreïn] si Valtteri était devant avec le problème de pneus et si Lewis avait été second. Mais avec Vettel entre les deux, il n'y avait rien à faire. C'est pourquoi il s'agissait d'un mauvais concours de circonstances."

"C'était notre état d'esprit et notre philosophie de course jusqu'à maintenant de leur donner à tous les deux les mêmes chances. [...] S'ils sont second et premier, il faut les laisser courir."

"Quand on a un problème sur la voiture [...], cela aurait été une situation que nous aurions envisagé – de les échanger – mais avec une Ferrari entre les deux, nous ne pouvions pas. Après trois courses cette saison, on ne veut pas encore faire cela."

Avec Jonathan Noble

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Séries Formule 1
Pilotes Lewis Hamilton , Valtteri Bottas
Équipes Mercedes
Type d'article Actualités
Tags consignes, toto wolff