Mercedes relativise la domination de Red Bull à Abu Dhabi en 2020

Si Red Bull a dominé le Grand Prix d'Abu Dhabi 2020, ce n'est pas source d'inquiétude pour Mercedes.

Mercedes relativise la domination de Red Bull à Abu Dhabi en 2020

L'an dernier, c'est de la meilleure des manières que Red Bull avait conclu la saison de Formule 1 avec la pole position de Max Verstappen au Grand Prix d'Abu Dhabi, suivie par une victoire magistrale avec 16 secondes d'avance sur Valtteri Bottas. Est-ce un mauvais présage pour les Flèches d'Argent, alors que le titre mondial 2021 va se jouer dans l'émirat ce week-end, avec Max Verstappen et Lewis Hamilton à égalité de points à l'aube de cette dernière course ?

Du côté de Mercedes, on ne s'inquiète pas outre mesure, compte tenu du contexte particulier de la course qui a eu lieu l'an passé, comme l'explique Andrew Shovlin, directeur de l'ingénierie piste.

"L'an dernier, ça faisait quelques jours que Lewis avait eu un accès de COVID, et il était impossible qu'il soit à son meilleur niveau", rappelle Shovlin. "Ce n'est pas quelque chose de facile à surmonter. Notre analyse après ce Grand Prix, que nous faisons après chaque course, a indiqué que nous avions simplement les mauvais réglages. Nous avions des pneus de développement sur ce circuit et nous nous focalisions sur ceux-ci."

"Ironiquement, nous avions remporté le championnat et avons décidé d'essayer de comprendre les pneus plutôt que de nous concentrer sur le week-end de course. Nous avons finalement abordé la course mal préparés avec une voiture qui n'était pas bien équilibrée, et je pense que c'est ce qui nous a coûté en fin de compte."

Cependant, l'incertitude règne malgré tout sur le rapport de force entre Mercedes et Red Bull, qui paraît extrêmement imprévisible depuis le début de la saison. Dans ce contexte, les six victoires consécutives de la marque à l'étoile à Yas Marina de 2014 à 2019 ne semblent pas peser lourd.

"Nous avons fait beaucoup de bonnes courses à Abu Dhabi, mais en y allant, nous sommes inquiets des inconnues", reconnaît Shovlin. "Il y a beaucoup de nouvelles sections de la piste, et nous avons vu les performances fluctuer énormément. Sur des pistes où nous pensions être compétitifs, comme Austin, nous n'étions pas bons du tout, et [en Arabie saoudite] nous avons vu Red Bull nous distancer sur un tour. Nous avons donc de nombreux motifs d'inquiétude."

"Puis il y a aussi le fait que ce sont les pneus les plus tendres, et ceux-ci peuvent être vraiment délicats à l'occasion. Ils sont assez compliqués. Nous traitons ce circuit comme un nouveau, nous savons ce que nous devons faire – il faut que nous y gagnions."

Pour mettre toutes les chances de son côté, Hamilton passe toutefois beaucoup de temps à travailler sur le simulateur. "Lewis y est revenu entre chaque course : il y fait le travail sur les réglages et apprend le circuit. Le tour est plus rapide désormais, cela va donc être considérablement plus véloce et mener à une course plus rapide dans l'ensemble, ce qui change un peu l'équilibre d'un virage à l'autre. Mais, en fin de compte, beaucoup de choses sont identiques. Nous avons donc pu faire du bon travail sur le simulateur pour comprendre ça", conclut Shovlin.

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