Mercedes se refuse à écarter Vettel et Ferrari de la course au titre

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Mercedes se refuse à écarter Vettel et Ferrari de la course au titre
Par : Fabien Gaillard
27 sept. 2017 à 08:45

Toto Wolff refuse tout excès d’optimisme pour Mercedes dans la course au titre pilotes après un Grand Prix de Singapour qui a permis à Lewis Hamilton de porter son avance à 28 points.

Le vainqueur Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1, troisième place Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1, font la fête avec l'équipe
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H, se crashent au départ
Toto Wolff, directeur de Mercedes AMG F1
Sebastian Vettel, Ferrari
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08, Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso STR12
Podium: deuxième place Daniel Ricciardo, Red Bull Racing, vainqueur Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1, troisième place Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1
Kimi Raikkonen, Ferrari, Max Verstappen, Red Bull, après l'accrochage
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
Maurizio Arrivabene, directeur de Ferrari et Jock Clear, ingénieur en chef
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, Max Verstappen, Red Bull Racing RB13, Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H, se percutent alors que Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08, passe à travers
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, se crashe au départ

L’accrochage entre Sebastian Vettel, auteur d’une pole incontestable la veille, Max Verstappen et Kimi Räikkönen a fait les affaires des Flèches d’Argent, qui se sont offert la victoire et la troisième place sur une piste où leurs performances en qualifications les plaçaient aux cinquième et sixième rangs.

Après deux pistes dont les caractéristiques appuyaient sur les forces de la véloce W08 EQ Power+, à Spa et Monza, où Lewis Hamilton a fait le plein de points, Marina Bay était attendu comme le circuit où la Scuderia Ferrari allait pouvoir répliquer et potentiellement reprendre le commandement du classement des pilotes.

Au sortir de la 14e manche de la saison 2017, la marque à l’étoile dispose en fait d’un confortable matelas au championnat constructeurs, mais sait qu’avec six Grands Prix à venir, les occasions de voir fondre l’avance dont dispose son triple Champion du monde, plus ou moins rapidement, sont nombreuses.

Toto Wolff, directeur exécutif Mercedes, expliquait après la course : "J’ai eu une discussion il y a dix minutes avec James Allison [le directeur technique, ndlr] et il m’a dit ’28 points’ et j’ai dit ‘oui, mais il ne faut pas commettre d’erreurs’."

"Clairement, nous ne serions pas à l’aise dans la position de Ferrari en ayant 28 points de retard, mais quelle que soit la perspective, de mon point de vue, et c’est comme ça que nous avons procédé lors des dernières années, il faut simplement faire le job. Il y a beaucoup de temps pour les acclamations quand c’est vraiment fini."

Une prudence d’autant plus forte que Mercedes a bien vu, le dimanche de la course de Singapour – et l'an passé en Malaisie –, que les choses pouvaient aller très vite, même quand tout semble écrit. "Mon sentiment dimanche matin et samedi après-midi était à l’opposé de la tranquillité, dans le sens où, jusqu’ici, on ne savait pas ce qui nous attendait. Vous pouvez voir à quel point ça va vite, les sports mécaniques."

"Le matin de la course, il était question de limitation des dégâts ; maintenant, nous parlons d’une avance de 28 points au championnat pilotes. Mais il y a encore six courses, ce qui veut dire que ça peut aller six fois contre nous de la même façon que ça s’est passé pour Ferrari. C’est pourquoi il faut se concentrer sur chaque course et essayer d’optimiser le résultat."

Avantager Hamilton, "la décision devient évidente"

L’optimisation du résultat pourrait passer par l’adoption d’une ligne claire concernant les consignes de course. Si, au retour de la trêve, le doute pouvait subsister en raison des 19 points qui séparaient Valtteri Bottas de Lewis Hamilton, les trois courses remportées consécutivement par le Britannique depuis l’ont placé en tête du classement, avec une avance de 51 points sur le Finlandais, soit plus de deux victoires.

"Je pense qu’il est assez évident que ses chances de remporter le titre pilotes sont plus importantes que celles de Valtteri, donc comme nous l’avons fait par le passé, nous allons nous pencher sur chaque course et l’évaluer, mais la décision devient évidente", reconnaît Wolff. "Je ne voudrais pas vous donner un engagement clair et dire ‘eh bien, c’est un numéro 1’, parce que nous ne voulons pas détruire l’état d’esprit de notre autre pilote. Ce n’est pas comme ça que je veux l’appeler."

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