Michelin - Ne pas revenir en F1 ne serait pas une déception

B.D., Londres – Largement impliqué en Formule E, où les pneus 18 pouces sont utilisés depuis le lancement de la catégorie, Michelin a récemment officiellement répondu à l'appel d'offre de la FIA pour devenir le manufacturier unique de la Formule 1 à partir de 2017.

La candidature du manufacturier clermontois fait parler, puisqu'elle est accompagnée de conditions claires : Michelin ne fera pas son retour dans la catégorie reine si le règlement technique n'impose pas un passage à des pneus 18 pouces. Ce pas semble difficile à franchir et pourrait mener à une reconduction du contrat de Pirelli au détriment de la volonté de Michelin.

Une situation que la firme française ne vivrait pas pour autant comme un échec, préférant avoir assumé sa philosophie jusqu'au bout dans sa tentative de rapprochement avec la F1. Dans un entretien avec Motorsport.com, Pascal Couasnon, Directeur de la compétition chez Michelin, s'en est expliqué.

"Je l'aurais vécu comme une déception si l'on n'avait pas été jusqu'au bout. On serait un peu restés sur notre faim", assure Couasnon à Motorsport.com. "[Si ça ne se fait pas] ça veut dire que le sport n'est pas forcément prêt ou a décidé d'aller dans une autre direction ; on le respecte. Est-ce que ce sera une déception? Non, ce sera une belle impatience, ce sera le prochain coup!"

Michelin prêt à se montrer patient avec la F1

Ne pas sortir vainqueur pour cet appel d'offres ne signifierait pas non plus que Michelin fera une croix sur la F1 à l'avenir.

"On attendra, mais je suis intimement persuadé que ça changera un jour", précise Couasnon. "C'est assez marrant quand on regarde ce que Red Bull ou Ferrari présentent pour la F1 de demain : je n'ai pas vu des petites roues. Donc allons-y!"

La proposition conditionnelle de Michelin a en tout cas provoqué une réaction dubitative chez son concurrent Pirelli, qui adopte une attitude diamétralement opposée en se pliant aux règles imposées, sans faire force de proposition.

"C'est bien d'avoir des positions et propositions très différentes", commente Couasnon. "Je n'ai pas de commentaire spécifique à faire sur la position de mon collègue [ndlr : Paul Hembery]. C'est très bien, et comme ça la F1 peut choisir."

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités
Tags michelin, pascal couasnon, pirelli