Monisha Kaltenborn : "Il y a beaucoup de travail sur le fond et sur l'aile antérieure"

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Monisha Kaltenborn :
Chiara Rainis
Par : Chiara Rainis
30 avr. 2017 à 08:44

Le team principal de la Sauber fait un examen sur les erreurs des monteurs de châssis dans la préparation du C36, mais fait même le point sur le "mystère Wehrlein" et le début de Giovinazzi…

La conférence de presse : Günther Steiner, Team Principal Haas F1 Team; Monisha Kaltenborn, Sauber, Team Principal; Cyril Abiteboul, Directeur Général de Renault Sport F1; Christian Horner, Red Bull Racing, Team Principal; Toto Wolff, Directeur Exécutif Mercedes AMG F1; Maurizio Arrivabene, Ferrari, Team Principal
Monisha Kaltenborn, Sauber, Team Principal
Monisha Kaltenborn, Team Principal Sauber lors de la conférence de presse de la FIA
Monisha Kaltenborn, team principal Sauber avec Guenther Steiner, team principal Haas F1
L'accident d'Antonio Giovinazzi, Sauber C36
Les commissaires s'occupent de la voiture d'Antonio Giovinazzi, Sauber C36
Les commissaires s'occupent de la voiture d'Antonio Giovinazzi, Sauber C36
Pascal Wehrlein, Sauber
Pascal Wehrlein, Sauber lors de la reconnaissance de la piste
Pascal Wehrlein, Sauber
Pascal Wehrlein, Sauber C36-Ferrari
Marcus Ericsson, Sauber C36
Marcus Ericsson, Sauber C36
Pascal Wehrlein, Sauber C36
Pascal Wehrlein, Sauber C36
Pascal Wehrlein, Sauber lors de la reconnaissance de la piste

Si grâce au soutien économique de la nouvelle propriété la Sauber avait imaginé pouvoir remonter la formation du Circus, après trois compétitions dès le début du championnat 2017 elle est dû changer d'avis. Après un an 2016 compliqué, surtout caractérisé par des problèmes financiers, l'équipe helvétique s'est retrouvée à devoir faire face à une performance de dernières places et zéro points dans le classement.

Une mauvaise surprise qui, toutefois, semble ne pas avoir trop déprimé la boss Monisha Kaltenborn, en apparence optimiste pour l’avenir. Surtout en vue de l'accord entre l'équipe de Hinwil et la Honda qui dimanche a littéralement réveillé le paddock de Sochi…

Le départ de la saison a été plutôt difficile. Vous attendiez-vous ce déficit dans les prestations par rapport au reste de la grille ?

"Non, absolument pas. Malheureusement, le change de pilote lors des deux premières compétitions nous a compliqué la vie. Nous nous étions préparés avec Wehrlein et jamais nous n'aurions pensé que son accident à la Race of Champions aurait tout bouleversé. En particulier, nous ne savions pas comment nous comporter. Si attendre le normal cours de la convalescence, ou si faire davantage. Au niveau pratique, par contre, le développement de la C36 poursuivi l'année dernière n'a pas été idéal. De toute façon, les bases pour obtenir davantage en termes de performance de la voiture, et des pilotes, sont là."

Pensez-vous que le choix de monter le moteur Ferrari 2016 plutôt que celui mis à jour sera particulierement pénalisant, même en considérant le nouveau règlement ?

"A mon avis, seulement vers la fin du mondial on comprendra vraiment les différences sur le front power unit. En tout cas, la raison de cette décision a été purement stratégique. Nous avons préféré nous focaliser sur le châssis car les règles 2017 visaient davantage sur ce dernier, et nous avons cherché ainsi à compenser ce que nous n'aurions pas eu en termes de vitesse. Franchement, nous n'avons pas réussi à l'exploiter cette opportunité. Cela ne signifie pas que pour nous le championnat est terminé. Nous avons un plan de développement aggressif, donc nous sommes encore confiants".

Sur quelle aires de la monoplace vous travaillerez ?

"Sur toutes. Nous chercherons à améliorer la voiture en général. Certainement, il y aura des interventions sur le fond et sur l'aile antérieure".

En revenant sur Wehrlein et son accident. La sensation de l'extérieur est qu'on voulait cacher les réelles conditions de santé de l'Allemand…

"Nous avons dit la vérité immédiatement. Pascal a eu une compression au dos. Puis, ensemble, nous avons décidé de ne pas fournir d'autres explications pour sa sauvegarde, pour celle du team et des docteurs qui le soignaient. De toute façon, personne n'a jamais banalisé l'épisode. Il a été immédiatement clair qu'il s'agissait d'une compression et tout ce qui en a suivi a été la conséquence. Donc nous n'avons pas raconté des histoires. Au contraire, j'ai trouvé incorrectes les critiques vers notre pilote et l'attitude de quelqu'un qui a voulu avancer des suppositions seulement car il n'avait pas été informé de chaque détail".

Par contre, quel est votre avis concernant les deux courses disputées avec vous par Giovinazzi ? Beaucoup ont défini les deux accidents de Shanghai (dans le classement et dans la course) comme létaux pour sa carrière…

"Personnellement, je pense qu'il ne faut pas leur donner trop de poids. Tout le monde peut se tromper. Il faut considérer que Antonio est monté en voiture sans le temps pour se préparer. En Australie il a fait un travail excellent. En Chine il a fait des erreurs, mais les conditions étaient compliquées et il ne connaissait pas la piste. Il est jeune, et c'est la première fois qu'il devait se confronter avec l'environnement de course. Les gens devraient être moins sévères dans les jugements. Moi, je penserais plutôt à ce qu'il a reussi à faire de bon".

Depuis l'année passée l'equipe est devenue propriété du Longbow Finance, une societé d'investissements suisse succédée au fondateur Peter Sauber. On parle d'autres modifications au management, y a-t-il quelque chose de vrai ?

"Avant tout, je tiens à dire que nos rapports sont très bons. Nous partageons les mêmes objectifs et nous voulons porter à nouveau l'équipe dans les positions qu'elle mérite. Nous savons qu'il ne sera pas simple. Cela dit, nous sommes reconnaissants aux nouveaux bosses car ils nous ont donné de la confiance et de la stabilité. Quelque chose que n'ont pas tous. On verra s'il y aura d'autres changements ensuite. Pour le moment, il n'y a pas eu de discussions à cet égard".

 
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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP de Russie
Lieu Sochi Autodrom
Pilotes Marcus Ericsson , Pascal Wehrlein , Antonio Giovinazzi
Équipes Sauber
Auteur Chiara Rainis
Type d'article Interview