Montoya ne s’ennuie pas de la F1 et fustige la NASCAR

Le flamboyant Juan Pablo Montoya a récemment donné son opinion, toujours colorée et franche, sur la Formule 1, la NASCAR et l’IndyCar.

Montoya ne s’ennuie pas de la F1 et fustige la NASCAR
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet, Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, sur la grille
Juan Pablo Montoya, avec Marc Gene, Pilote d'essais Ferrari
Dr Helmut Marko, Consultant pour Red Bull et Juan Pablo Montoya, sur la grille

Juan Pablo Montoya a couru pendant six saisons en Formule 1. Après un passage en NASCAR Sprint Cup, il est revenu à ses anciennes amours, l’IndyCar. La Formule 1 lui manque-t-elle ? "Non, pas du tout. J’en ai même marre", répond Montoya sans une seule hésitation.

Que pense-t-il alors des débuts de l’écurie de Gene Haas en F1 ?

"Deux choses. Ça m’a surpris de les voir aussi rapides dès le début. Puis, j’ai été aussi surpris de voir cette vitesse soudainement disparaître", explique Montoya. "Ils ont ridiculisé tout le monde, puis ils sont rentrés dans le rang. Un peu comme 'Oh, nous sommes beaucoup trop rapides, il ne faut pas montrer que nous le sommes', vous comprenez ?"

Le Colombien donne également son sentiment sur l’accrochage survenu entre les pilotes Mercedes en Espagne. Qui est responsable selon lui, Lewis Hamilton ou Nico Rosberg ?

"Selon moi, Hamilton était vraiment optimiste. S’attendait-il réellement à ce qu’il [Rosberg] laisse de la place ? Après avoir doublé [Hamilton] comme il l’a fait au départ, il était absolument impossible que Rosberg lui laisse un seul petit pouce de la piste, même s’il se trouvait au mauvais endroit de la piste. On savait que ça allait arriver. En tant que coéquipiers, ils auraient dû être un peu plus loyaux l'un envers l’autre, mais…", laisse-t-il en suspend.

Pilote de l’écurie de F1 Haas, le Français Romain Grosjean serait intéressé pour disputer une course de NASCAR Sprint Cup sur un circuit routier. Montoya a-t-il des conseils pour lui ?

"Je n’ai pas de conseils à lui donner. Qu’il prenne son temps, parce que ces voitures [NASCAR Sprint Cup] sont très lentes sur les circuits routiers", répond Montoya. "Les gens croient que parce vous êtes un bon pilote sur circuit routier ça fera de vous un bon pilote de voiture Cup. Ce n’est pas nécessairement le cas. Vous savez, la plupart des virages sont pris sur le premier rapport de la boîte de vitesses. Vous roulez tellement lentement… À Sonoma, tout dépend de la façon dont vous transmettez la puissance au sol. Si vous parvenez à faire pivoter la voiture d’un demi tour dans les virages et faites passer la puissance au sol, vous vous classez dans les cinq premiers."

"Watkins Glen est un circuit très simple. La chicane est le seul endroit un peu délicat. Rouler sur le grand circuit serait nettement mieux, mais le tour serait trop long. Alors les voitures ne roulent que sur le petit tracé."

Puis, Montoya se laisse un peu aller et parle de ses années passées à courir en Sprint Cup pour le compte de l’écurie de Chip Ganassi.

"La NASCAR ruine les courses pour les rendre intéressantes. Cela m’est souvent arrivé. Ils neutralisent la course pour la présence d’une bouteille d’eau qui n’est même pas sur la piste. Je l’ai vécu. Une bouteille d’eau était en bordure de piste avant le départ de la course et les officiels ont neutralisé l’épreuve à cinq tours de l'arrivée pour la récupérer… C’est ce qu’ils recherchent. Ils veulent offrir un show. Ils ne veulent pas d’une course dominée par un pilote. Si vous avez fait un boulot exceptionnel, vous méritez la victoire. En IndyCar cette saison, je crois vraiment que les officiels auraient dû neutraliser la course lors d’incidents, et ils ne l’ont pas fait."

Le Colombien, qui réside à Miami depuis fort longtemps, en rajoute un peu sur les dirigeants de la NASCAR.

"En NASCAR, vous explosez un pneu et tout le monde trouve cela normal. 'Oh, un autre pneu qui explose', et rien ne se passe. Tant pis pour vous si ça vous arrive. En IndyCar, une crevaison provoque une réaction immédiate. Regardez ce qui est arrivé à Matt Kenseth, qui était hyper rapide à Bristol. Il a explosé un pneu, et tant pis pour lui. Cela fait partie de la culture NASCAR", termine-t-il.

Propos recueillis par Candice Spencer

partages
commentaires
Williams veut être maître de son choix de pilotes pour 2017

Article précédent

Williams veut être maître de son choix de pilotes pour 2017

Article suivant

Alonso avec un moteur neuf pour le Grand Prix de Monaco

Alonso avec un moteur neuf pour le Grand Prix de Monaco
Charger les commentaires