Moteur - Le tracé d'Austin du point de vue de Rémi Taffin

« Le Circuit des Amériques s’est d’ores et déjà imposé comme l’un des tracés majeurs du calendrier, mélange de courbes palpitantes, de sections négociées à haute vitesse, et de virages en épingle très techniques

« Le Circuit des Amériques s’est d’ores et déjà imposé comme l’un des tracés majeurs du calendrier, mélange de courbes palpitantes, de sections négociées à haute vitesse, et de virages en épingle très techniques. La piste se montre d’une rare exigence pour le groupe propulseur, et tous ses composants subiront un sérieux examen de passage. Le propulseur évoluera en effet à mi-régime ou à pleine charge dans les deux premiers secteurs, tandis que la troisième et dernière portion mettra l’accent sur la récupération d’énergie et la stabilité au freinage.

Le moteur à combustion interne et le turbocompresseur doivent relever l’un de leurs plus grands défis dès l’entame du tour. Le V6 flirtera avec le régime maximal dans la ligne droite des stands, alors que le dénivelé du premier virage soumettra le turbo à de fortes contraintes, sa vitesse de rotation devant augmenter afin de pouvoir délivrer la même puissance au sommet de la pente. Une fois cet obstacle franchi, le pilote file vers le virage 8 en empruntant un enchainement de courbes rapides qui rappelle les Esses de Suzuka ainsi que le secteur de « Maggotts » et « Becketts » à Silverstone. Là aussi, le moteur à combustion interne sera poussé dans ses ultimes retranchements. La ligne droite située à l’opposé du circuit, quant à elle, verra les monoplaces évoluer à pleine charge sur plus d’un kilomètre, et les vitesses de pointe dépasser les 320 km/h.

Le troisième secteur se révèle beaucoup plus haché, mais les épingles et autres virages serrés offriront au MGU-K l’occasion de récupérer de l’énergie. À chaque zone de décélération, le pilote, en sautant sur les freins, soumettra la génératrice électrique à des forces importantes qui lui permettront de recharger la batterie.

Nous abordons désormais les trois derniers rendez-vous de la saison et la fiabilité commence à devenir véritablement un sujet majeur de préoccupation. Tout le monde se montre d’ailleurs légèrement anxieux à l’idée de courir sur un circuit aussi exigeant à cette période de l’année, l’ensemble des pièces affichant un kilométrage élevé. Pour nous assurer que les composants passent cette nouvelle épreuve sans encombre, un programme de travail particulièrement copieux nous attend : il nous faudra tout vérifier et prévenir l’apparition du moindre problème. Dans la plupart des cas, nous jouissons encore d’une certaine souplesse. Enfin, connaître notre degré de performance et savoir comment en tirer pleinement profit nous permet ainsi d’aborder le week-end américain avec confiance. »

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