Mugello : pour la FIA, la procédure de Safety Car n'est pas en cause

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Co-auteur: Adam Cooper

Directeur de course de la Formule 1 pour la FIA, Michael Masi ne juge pas nécessaire de réévaluer la procédure de Safety Car après le carambolage survenu au restart du Grand Prix de Toscane, malgré les critiques de certains pilotes.

La course du Mugello a été neutralisée par la voiture de sécurité jusqu'à la fin du sixième tour à la suite d'un premier carambolage survenu au premier tour. Le restart a été le théâtre de multiples collisions lorsque de nombreux pilotes en fond de peloton ont réaccéléré alors que le leader Valtteri Bottas restait au ralenti le plus tard possible pour éviter de donner l'aspiration à son coéquipier et rival Lewis Hamilton. Kevin Magnussen, Carlos Sainz, Antonio Giovinazzi et Nicholas Latifi ont été contraints à l'abandon, et le drapeau rouge a été agité.

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Pas moins de douze concurrents ont été avertis pour leur "application irrégulière de l'accélérateur et du frein", ce qui signifie que seuls six pilotes ont été jugés comme n'ayant aucune responsabilité dans l'incident : Valtteri Bottas, Lewis Hamilton et Charles Leclerc, qui étaient en tête du peloton, ainsi que Romain Grosjean, Kimi Räikkönen et Sebastian Vettel, qui fermaient la marche.

Carlos Sainz Jr., McLaren MCL35, et Kevin Magnussen, Haas VF-20, descendent de leurs monoplaces après le crash

Michael Masi est en tout cas prompt à souligner que les pilotes avaient été informés des spécificités de la procédure sur ce circuit et juge que réévaluer celle-ci n'est pas nécessaire. "L'enquête des commissaires reste en cours, je ne vais donc probablement pas rejeter la faute sur quelqu'un", indiquait Masi ce dimanche après la course. "Mais en fin de compte, il y a probablement des points clés à en tirer. Les pilotes ont tous été avertis très clairement au briefing des pilotes vendredi soir."

"Il y avait deux éléments clés à leur rappeler. L'un était d'assurer qu'ils ne dépassent pas la voiture de sécurité avant la ligne de Safety Car à l'entrée des stands. Le second était, ce qui est inhabituel pour ce circuit, le fait que la ligne de contrôle à partir de laquelle ils peuvent dépasser se situe près de la sortie des stands. Ce n'est donc pas une surprise, et nous avons vu des problématiques similaires à Bakou, avec une si longue ligne droite jusqu'à la ligne de contrôle, où le leader – qui a parfaitement le droit de dicter le rythme – est allé relativement doucement pour essayer d'éviter d'aspirer les voitures de derrière."

Certains pilotes ont jugé que l'extinction tardive des feux de la voiture de sécurité avait joué un rôle dans l'incident, mais Michael Masi n'est pas convaincu par cette théorie. "Pour faire simple, ils peuvent critiquer autant qu'ils veulent. Si nous prenons le point de vue de la distance entre l'endroit où les feux ont été éteints et la ligne de contrôle, ce n'est probablement pas différent, et peut-être même plus long, que sur un certain nombre d'autres circuits."

"Nous avons les 20 meilleurs pilotes au monde. Et comme on l'a vu [dimanche] matin dans la course de F3, ces pilotes de la catégorie junior ont connu un restart très similaire à ce qui s'est passé dans la course de F1, et s'en sont très bien sortis, sans incident", conclut l'Australien, faisant référence au restart mené par Liam Lawson en tête d'un peloton de 26 monoplaces en FIA F3.

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP de Toscane
Lieu Mugello
Auteur Benjamin Vinel