Le Mugello en lice pour remplacer la Turquie au calendrier F1

Alors que les doutes subsistent toujours autour du Grand Prix de Turquie, le tracé du Mugello a émergé comme un potentiel candidat à son remplacement.

Le Mugello en lice pour remplacer la Turquie au calendrier F1

Le Grand Prix de Turquie 2021, prévu début octobre, demeure en doute car le gouvernement du Royaume-Uni a maintenu l'État eurasien sur sa liste rouge concernant les restrictions de circulation liées à la pandémie de COVID-19. La prochaine révision de cette liste n'est pas attendue avant le 16 septembre.

Le Mugello est considéré comme un possible remplaçant au tracé d'Istanbul, même si la F1 avait indiqué précédemment qu'aucune épreuve n'aurait lieu en Europe après le GP d'Italie. Le tracé toscan, qui a accueilli l'an passé son tout premier Grand Prix de Formule 1 au mois de septembre, dans une saison grandement chamboulée par la crise sanitaire, est très populaire parmi les acteurs et les fans.

Toutefois, il faudrait que l'intérêt commercial soit vérifié. Le classement de la Turquie sur la liste rouge signifie que toute personne qui y a séjourné dans les dix jours suivant son retour en Grande-Bretagne doit observer une quarantaine de dix jours à compter de son arrivée sur le sol britannique, dans un hôtel approuvé par le gouvernement, à raison de 2250 livres (environ 2600 euros) par personne.

La F1 n'ayant pas d'exemption pour ces obligations et ne s'attendant pas à en obtenir, cette situation affecte une très grande partie des membres du paddock, basée outre-Manche. L'idée originale était de se servir du GP du Japon comme "tampon" entre la course turque du 3 octobre et le retour en Grande-Bretagne, la règle des dix jours aurait ainsi été contournée en faisant rester les gens à Suzuka seulement quelques jours de plus après l'épreuve.

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Avec l'annulation de l'épreuve japonaise, la F1 se voulait confiante que la Turquie sortirait de la liste rouge afin de régler ces problèmes. Le Mexique et le Brésil sont également sur cette liste, alors que la situation au Texas, lieu du Grand Prix des États-Unis, est de pire en pire. 

Pour ajouter à la complexité du problème, plusieurs pays sont également sur la liste rouge de l'Italie, ce qui pourrait potentiellement créer des problèmes pour Ferrari, AlphaTauri et Pirelli, même s'il semble que des exemptions soient plus faciles à obtenir.

Dans ce contexte, la situation demeure donc mouvante et complexe. Selon les informations de Motorsport.com, une option pourrait être de faire du GP de Russie une course isolée dans le calendrier, avant de déplacer la Turquie d'une semaine, au 10 octobre. Cela permettrait aux écuries de ne prévoir qu'un voyage simple à Sotchi, tout en laissant plus de marge avec la prochaine mise à jour de la liste rouge britannique et un éventuel allègement des restrictions pour les voyages vers Istanbul. 

Si la Turquie est maintenue sur la liste, une option alternative serait alors de faire voyager le personnel de la F1 directement d'Istanbul vers les États-Unis, où il bénéficierait d'une semaine de battement avant d'attaquer le GP à Austin du 22 au 24 octobre. Les courses du Mexique et du Brésil seraient alors reculées d'une semaine, ce qui créerait un écart suffisant pour que le personnel puisse tranquillement revenir au Royaume-Uni depuis le Texas.

Une période tampon avec Mexico/Interlagos serait ensuite créée en ajoutant dans la foulée du Brésil une course au Qatar, pour une triple manche inédite et chargée. Si le projet qatari échoue, une seconde épreuve bahreïnie pourrait être ajoutée.

Si le GP de Turquie ne peut avoir lieu, la F1 envisage l'organisation d'un Grand Prix au Mugello le 10 octobre.

Toutes ces possibilités demeurent toutefois provisoire et en discussion avec toutes les parties intéressées. Ces questions seront d'ailleurs normalement évoquées par le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, lors de son habituelle réunion avec les directeurs d'écuries, ce samedi à Spa.

Bien entendu, les équipes sont concernées au premier chef par ces changements potentiels de plans car elles font face à d'énormes défis logistiques, d'autant plus que du matériel envoyé par mer au Japon il y a plusieurs semaines est actuellement retenu du côté de Singapour. Pirelli, qui a également affrété des pneus vers Suzuka, attend de nouvelles informations pour rediriger sa cargaison. La pandémie ayant fait augmenter les coûts des transports maritimes et aériens, il est plus compliqué de tout remettre en cause à la dernière minute.

Avec Adam Cooper

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