Newey a été "très déçu" par le rejet des "nouvelles preuves"

Adrian Newey reste convaincu par la décision prise par Red Bull de faire appel après l'accrochage polémique entre Lewis Hamilton et Max Verstappen à Silverstone. Selon lui, il y avait bel et bien de "nouvelles preuves" à disposition des commissaires.

Newey a été "très déçu" par le rejet des "nouvelles preuves"

L'accrochage entre Lewis Hamilton et Max Verstappen au premier tour du Grand Prix de Grande-Bretagne, le mois dernier, a fait couler énormément d'encre et l'affaire a longtemps duré puisque Red Bull Racing voulait à nouveau la porter devant les commissaires. Estimant que la pénalité de dix secondes infligée à Lewis Hamilton n'était pas assez sévère, l'écurie autrichienne avait fait appel en présentant de nouvelles preuves. Ces dernières n'ont toutefois pas été considérées comme telles, ce qui a définitivement mis fin au dossier et scellé les résultats de la manche de Silverstone.

Les nouveaux éléments apportés par Red Bull s'appuyaient essentiellement sur l'analyse des données GPS – ainsi que sur une reconstitution de trajectoire lors d'une séance d'essais – mais n'ont donc pas suffi à convaincre. Directeur technique de l'écurie de Milton Keynes, Adrian Newey est revenu sur le cheminement que la structure entendait défendre, acceptant la décision des commissaires tout en ne partageant pas leur point de vue. Interrogé sur sa vision de la possibilité de faire appel avec davantage de recul, le Britannique reste en phase avec la démarche. "Je crois absolument que c'était correct", assure-t-il avant de revenir sur la vision de Red Bull dans ce dossierSa déception concerne le refus de rouvrir l'enquête. 

"Fondamentalement, le droit de faire appel est basé sur la découverte de nouvelles preuves", rappelle-t-il. "C'est une règle assez ancienne et l'idée, lorsqu'elle a été rédigée, était que quelqu'un pourrait prendre une vidéo depuis les tribunes et fournir un angle différent, qui serait admissible comme nouvelle preuve."

"Dans notre cas, nous avons analysé les données GPS, ce qui, à mon avis, est analogue à une vidéo tournée depuis les tribunes. Les deux sont techniquement disponibles pendant le Grand Prix, mais aucun n'est mis à disposition des commissaires. Dans le cas des données GPS, il faut une analyse spécialisée pour les lire. En ce sens, j'ai été très déçu que les commissaires aient estimé qu'il ne s'agissait pas d'une nouvelle preuve. C'est dommage mais c'est leur décision et nous la respectons."

Nous sommes une équipe qui a du franc-parler, aussi bien en interne qu'en public.

Adrian Newey

Après avoir expliqué que les manœuvres politiques en coulisses atteignaient cette année un niveau incomparable selon lui, Adrian Newey assume au même titre que tous les dirigeants majeurs de Red Bull la ligne adoptée. Car le Britannique n'est pas critique de cette situation à laquelle il sait que l'écurie autrichienne contribue également. Ce contexte tendu aussi bien sur la piste qu'en dehors n'est pas totalement pour lui déplaire compte tenu de la dimension du défi à relever dans la quête des titres mondiaux.

"Avec la hausse des audiences et de la taille des équipes, la Formule 1 est devenue un business beaucoup plus important, ce qui entraîne une hausse de la couverture médiatique et des manœuvres politiques", souligne Adrian Newey. "Je pense que ce qui est formidable dans notre équipe, et qui vient en grande partie de l'éthique de Dietrich Mateschitz ainsi que de la vision de Red Bull, c'est que nous sommes ici pour gagner mais nous voulons le faire à notre manière, proprement, afin de pouvoir être fiers lorsque nous décrochons des victoires."

"Nous sommes également une équipe qui a du franc-parler, aussi bien en interne qu'en public", conclut-il. "Nous montrons nos émotions et nous sommes fiers de cette ouverture d'esprit dans notre façon de travailler. Pour moi, c'est un environnement rafraîchissant."

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