Newey : "Le plus grand changement de règlement depuis 1982"

Adrian Newey estime que la F1 connaîtra en 2022 son plus grand changement réglementaire depuis près de quarante ans.

Newey : "Le plus grand changement de règlement depuis 1982"

Quand la Formule 1 affirme qu'elle fera sa révolution en 2022, le terme n'est pas galvaudé. Élaboré au fil des mois et resté plus longtemps que prévu dans les cartons en raison de la crise sanitaire, le futur règlement technique verra bel et bien le jour l'an prochain avec des monoplaces à la philosophie fondamentalement différente. Des choix techniques guidés par la nécessité de faciliter la course en peloton – et par voie de conséquence d'augmenter les possibilités de dépassement – mais aussi par le vœu pieu de resserrer les écarts entre les écuries.

L'année prochaine, c'est donc une toute nouvelle génération de monoplaces qui entrera en piste, avec des autos qui n'auront presque plus rien à voir avec celles d'aujourd'hui. Un défi de taille pour les écuries, mais également une opportunité à saisir comme à chaque tournant de ce type. D'autant que cette fois, la marche est très haute, comme en atteste Adrian Newey. "Je dirais que c'est le plus grand changement de réglementation depuis le bannissement des voitures à effet de sol/venturi fin 1982", avance le directeur technique de Red Bull Racing. "C'est vraiment une révolution. La seule chose qui reste vraiment la même est l'unité de puissance, tout le reste est différent."

La seule chose qui reste vraiment la même est l'unité de puissance, tout le reste est différent. 

Adrian Newey

Avec le gel partiel des monoplaces l'hiver dernier et cette future ère à préparer, chaque équipe a dû faire des compromis en vue de l'an prochain, mais certaines situations peuvent être un peu plus délicates à gérer. Car si chacun est à la croisée des chemins, c'est peut-être un peu plus le cas pour Red Bull, en lice pour le titre mondial pour la première fois depuis huit ans et qui ne veut pas laisser filer une telle occasion… tout en ayant un avenir à préparer pour ne surtout pas rater le coche.

En plus de la pandémie, la saison 2021 voit les variables à gérer se multiplier, car les top teams comme celui de Milton Keynes doivent composer avec l'entrée en vigueur du plafond budgétaire, avec un calendrier de Grands Prix très chargé, et avec des circonstances parfois défavorables.

"Cela représente une charge énorme pour l'équipe de course au niveau des déplacements et du temps passé loin de chez eux, et une pression sur l'usine concernant la consommation de pièces. Même si, de toute évidence, les deux derniers Grands Prix ont entraîné une pression similaire compte tenu des dégâts accidentels auxquels nous devons maintenant faire face", souligne Adrian Newey. "En matière de développement, le nombre de Grands Prix n'a pas d'incidence particulière. Le grand numéro d'équilibriste reste l'énorme changement de réglementation… "

"Le numéro d'équilibriste est que nous devons continuer à développer la voiture de cette année car, pour le moment, nous sommes en lice pour le titre. Et dans le même temps, nous ne pouvons pas nous concentrer uniquement sur cette année et ignorer ce qui arrive. Nous faisons de notre mieux pour jongler avec ces deux balles, tout en nous conformant également au plafond budgétaire qui, comme chacun sait, fait que nous avons malheureusement dû réduire la taille de l'équipe dans certains domaines."

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