Newey - La F1 est devenue trop restrictive sur le règlement châssis

Christian Horner, Directeur de l'équipe Red Bull, se plait à penser qu'un retour en F1 pourrait démanger Adrian Newey si la F1 initiait de nouveaux grands changements techniques

Christian Horner, Directeur de l'équipe Red Bull, se plait à penser qu'un retour en F1 pourrait démanger Adrian Newey si la F1 initiait de nouveaux grands changements techniques.

Frustré de voir la marge de manœuvre de plus en plus réduite dans le sport, Newey a pris du recul par rapport à la F1, en dépit du fait d'avoir apporté une réelle contribution au design de la RB11 de cette année.

Reste qu'au quotidien, le Britannique ne sera plus aux manettes et demeurera un consultant de luxe pour Red Bull. La marque a offert un autre projet non-F1 à son génie pour le maintenir impliqué dans l'univers du taureau rouge, et s'assurer du fait qu'il ne soit pas démarché par des équipes rivales.

"Si les règles changent et deviennent un peu plus ouvertes et attractives, cela pourrait aiguiser son appétit", estime cependant Horner pour TotalRace.

Une prise de recul à cause du règlement

A l'heure où la F1 se pose la question des directions à prendre pour regagner en magie auprès du public, Horner ose espérer que Newey pourra retrouver le "mojo". Mais pour cela, c'est la F1 qui doit se remettre en question.

"La RB11 est la première auto de ma carrière F1 qui n'a pas reçue mon attention exclusive en termes de temps", admettait Newey à Jerez. "Mais j'ai été impliqué dans tous les aspects majeurs du package, et également dans certains détails".

Le problème pour Newey dans le format F1 actuel provient du fait que les unités de puissance sont désormais les éléments créant la plus grande différence en termes de performance. Certes, comme l'a prouvé l'exercice 2014,

l'intégration

de celle-ci au sein du châssis apporte de quoi se creuser la tête pour les designers, mais la philosophie globale d'une auto pouvant faire la différence grâce à son aérodynamique et ses solutions de packaging audacieuses n'est plus si marquée.

Le sport est aussi très politique, et lancer de coûteux projets de recherche et développement n'est jamais évident lorsque l'on ne sait pas si les régulateurs du sport laisseront passer d'innovantes trouvailles.

"En vérité, il s'agit d'un compromis très difficile d'avoir des règles relativement ouvertes, pouvant engendrer des dépenses excessives; mais je n'adhère pas vraiment à ça car nous avons des restrictions au niveau de la soufflerie et de l'utilisation du CFD (Etude des flux dynamiques assistée par ordinateur)", explique Newey.

Ouvrir le règlement

"Je pense qu'il y a eu des craintes qu'avec des règles excessivement ouvertes, une équipe puisse prendre un plus grand avantage que les autres", poursuit l'homme des titres Williams, McLaren et Red Bull.

"Je pense que ça a maintenant pris l'autre direction. La recette, à mon avis, devrait être avec le pilote, le châssis et le moteur; actuellement je pense que ça penche vraiment vers le moteur. J'ai le sentiment que c'est devenu trop restrictif au niveau du règlement châssis.

Le problème est que toutes les autos ont la même allure, et il est difficile de les différencier, de mon point de vue de designer. Il est difficile de trouver de nouvelle avenues".

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