Norris : "Ils devraient améliorer les pneus, c'est dangereux"

Lando Norris n'a pas vraiment goûté le fait de crever en piste alors qu'il n'avait monté ses pneus durs Pirelli que depuis 24 tours au Grand Prix du Qatar, perdant au passage un top 5.

Si le premier Grand Prix du Qatar de Formule 1 ne laissera pas un souvenir impérissable, la seconde moitié de sa course aura été étonnante en raison des craintes pneumatiques d'avant épreuve qui se sont finalement bien matérialisées. En effet, tracé typé moto, Losail est fluide et composé de virages qui sont avalés très rapidement par les monoplaces, de sorte qu'il y a peu de passages qui ne sollicitent pas les pneus latéralement sur la longueur d'un tour, et en particulier l'avant gauche.

Lors de la course, plusieurs pilotes ont connu des crevaisons, à commencer par Valtteri Bottas alors qu'il allongeait son premier relais en mediums (33 tours), puis plus tard les deux Williams de George Russell et Nicholas Latifi, qui ont tous deux passé 32 boucles sur les durs de leur second relais et ont connu même mésaventure à un tour d'intervalle. Un autre pilote a crevé également, ce qui explique son arrêt étonnant alors même qu'il n'avait chaussé ses pneus durs que depuis 24 tours : c'est Lando Norris.

Le Britannique, qui avait chaussé les durs après avoir tenu 25 tours en pneus tendres en début d'épreuve et figurait alors au quatrième rang, a en effet dû passer par les stands au 49e des 57 tours prévus après avoir crevé en piste, alors qu'il comptait rallier l'arrivée. Perdant au passage ce qui ressemblait à un top 5, il n'a pas caché sa frustration envers les produits fournis par Pirelli.

"J'imagine qu'on ne s'attend pas à ce que le pneu explose, surtout pas sur les pneus durs. Nous n'étions même pas si loin que ça dans le relais, 20 tours ou quelque chose comme ça, et le pneu devrait faire bien plus que 20 tours. Sur chaque circuit, on prend soin des pneus parce qu'ils s'usent un peu mais on ne s'attend pas à ce qu'ils lâchent complètement d'un coup. [C'était] assez dangereux pour beaucoup de gens aujourd'hui. Ça ne devrait pas arriver."

Norris a ajouté qu'il n'avait pas eu d'avertissement qu'une crevaison était imminente, et que la cause était "évidente", avant de de lancer : "Je ne peux tout simplement pas le dire". Lorsqu'on lui a ensuite demandé s'il pensait que Pirelli devait changer quelque chose au pneu pour permettre aux pilotes de mieux comprendre qu'un problème va survenir, Norris a répondu : "Non, ça ne devrait pas arriver. S'il y avait eu un mur ou autre, ça aurait pu être beaucoup plus dangereux".

"Ils devraient améliorer les pneus. C'est dangereux pour nous en tant que pilotes. Nous risquons beaucoup à chaque fois et si nous ne pouvons simplement pas piloter une voiture de Formule 1 sur le circuit, que peut-on faire ? Je n'ai même pas fait un très long relais, 20 tours, 25 tours, peu importe. Je devrais quand même être capable de rouler sur le circuit."

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