Pat Symonds dresse le bilan du d?but de saison de Renault

Pat Symonds, l’équipe revient de sa campagne américaine avec le même nombre de points marqués que son concurrent principal BMW

Pat Symonds, l’équipe revient de sa campagne américaine avec le même nombre de points marqués que son concurrent principal BMW. C’est plutôt positif ?

Il faut surtout souligner le fait que les seuls résultats ne racontent pas toute l’histoire car les deux équipes ont dû faire face à des circonstances un peu particulières. Mais sinon oui, je crois que cela indique notre retour en forme, nous sommes très proches désormais des BMW et la lutte est serrée !

La voiture semblait plus performante au Canada et à Indy.

Je crois que déjà à Monaco elle se comportait bien mieux, pour être honnête. Sans aucun doute, nous sommes depuis revenus dans le rythme et nous avons élevé notre niveau. Et ce n’est pas fini…

Un autre facteur significatif est le niveau de performance de Heikki, en net progrès.

Quel contraste entre le début de son week-end à Montréal et sa course à Indy ! Après les essais de vendredi et samedi à Montréal, il était difficile d’envisager ce qui pouvait lui arriver de plus. Mais il a redressé la barre et a fait une superbe course au Canada : il est revenu depuis le fond de grille, s’est montré régulier et n’a rien lâché ! A Indy, il a fait un sans faute et a mené une solide course, aussi bien sur le plan mental qu’en termes de pilotage pur. Il a exploité le package à sa disposition à son maximum et a même mené la course, ce que nous n’avions initialement pas prévu…

Giancarlo a été moins chanceux et a manqué deux belles opportunités de résultat

Parfois, il est difficile d’être critique envers les pilotes. Pour nous tous, notre travail est de repousser les limites et parfois on va trop loin. En tant qu’ingénieurs, nos erreurs ne sont que peu visibles pour le public, pour un pilote la situation est toute autre. Giancarlo a commis une erreur aux Etats-Unis et c’est dommage car nous avions une excellente stratégie. Mais après son tête-à-queue, il a fait une superbe remontée. Il a montré toutes ses qualités, s’est montré rapide, constant et très agressif.

Depuis le début de saison, nous avons parlé en détails de la manière dont l’équipe tentait de résoudre les problèmes dont elle souffrait. Comment cela se passe-t-il en ce moment ?

Le plus important à souligner sans doute est que le travail progresse. Bien entendu, cela n’est jamais assez rapide ; nous voulons tous être en tête du championnat et gagner toutes les courses et nous ne sommes jamais satisfaits quand ce n’est pas le cas. Mais il est rassurant de voir qu’après des résultats décevants en début de saison, nous revenons dans la course, et ce, rapidement. D’autres équipes connaissent elles aussi une saison difficile et ne sont pas capables de rebondir comme nous le faisons. Nous pouvons être fiers de cela.

Les restrictions en termes d’essais cette année ont-elles affecté votre capacité à résoudre ces problèmes plus rapidement encore ?

Je ne crois pas. Notre travail s’est principalement concentré sur l’aérodynamique de la voiture en soufflerie. Nous avons aussi tourné sur piste mais le kilométrage déterminé pour les essais ne nous a pas du tout limités. Nous adhérons pleinement au principe de limitation des essais car cela reste très cher de faire tourner ce type de voiture, de l’ordre de 200 euros du kilomètre.

Si on regarde maintenant vers le Grand Prix de France. Pensez-vous que ce circuit conviendra à la R27 ?

Magny-Cours est connu pour avoir une surface extrêmement lisse, même si la nouvelle chicane reste difficile pour les voitures. C’est un circuit type aéro avec quelques chicanes rapides qui exigent une voiture réactive. Le défi est très différent des circuits à faibles appuis que nous avons connu récemment au Canada et aux Etats-Unis. Cela ressemble davantage à Barcelone, où nous avions encore un peu de mal à l’époque mais depuis nous avons bien progressé. Je crois que nos performances pourront être meilleures et nous travaillons encore sur la voiture pour tester de nouvelles choses, nous espérons faire une bonne course en France.

Espérez-vous faire une meilleure seconde moitié de saison ?

L’usine tourne à plein régime, c’est certain. Comme nous comprenons désormais mieux les problèmes dont nous souffrons, nous sommes à même d’améliorer la voiture. Il y aura des évolutions pour la France et pour la Grande-Bretagne ; cela en parallèle des traditionnels développements que nous apportons toujours au cours de la saison. Il y a de nouvelles pièces qui arrivent tout le temps, et vous pouvez être sûrs que nous continuerons à nous battre !

Source : ING Renault F1 Team

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Type d'article Actualités