O'Ward découvre la F1 : "Mec, mon cou est détruit !"

Pato O'Ward a été totalement bluffé par le niveau des F1 après son test à Abu Dhabi. "C'est irréel", a lancé le Mexicain après avoir pris le volant de la McLaren.

O'Ward découvre la F1 : "Mec, mon cou est détruit !"

C'était une promesse de McLaren s'il parvenait à décrocher une victoire en IndyCar cette année. Ce mardi à Abu Dhabi, Pato O'Ward a effectué son tout premier test à bord d'une Formule 1 avec l'écurie de Woking, sur le circuit d'Abu Dhabi. Le pilote mexicain a ainsi bouclé 92 tours au volant de la MCL35M dans le cadre du Rookie Test, signant le quatrième temps après avoir pointé en tête à la mi-journée.

Sur le plan de la performance, le pilote de 22 ans regrette un peu de ne pas avoir pu attaquer plus lorsque l'écurie lui a permis de faire des simulations de qualifications. Mais il y a une raison à cela : le physique a souffert, malgré la réputation très solide dont jouissent les pilotes d'IndyCar en la matière, habitués par exemple à piloter sans direction assistée. En F1, c'est le cou du Mexicain qui a posé problème.

"À la fin de la journée, je pense que je n'ai pas tout mis bout à bout sur un tour parce que j'avais la tête qui lâchait", confie-t-il. "Mec, mon cou est détruit ! Dans la matinée ça allait, mais j'ai fait des relais de course avant de faire des runs de qualifications à la fin, et dès que j'ai mis les pneus tendres et que je suis passé dans les virages rapides, ma tête était sur le point de s'effondrer."

"Le problème pour moi, et je sais que j'ai perdu du temps, c'est que dans les virages tu es limité par la force de ton cou. Je savais que ça allait être un problème, au moins à la fin de la journée. Car c'est complètement différent, c'est fou comparé à tout ce que l'on peut piloter. Dans les derniers tours, j'avais le regard qui tombait vers le bas, j'essayais de voir où j'allais."

Je m'attendais à ce que ce soit fou et insensé, et c'est fou et insensé, mais dix fois plus.

Pato O'Ward

Pato O'Ward, mardi à Abu Dhabi

Pato O'Ward, mardi à Abu Dhabi

Cette souffrance physique en fin de journée n'a pas pour autant gâché le plaisir de Pato O'Ward, qui a été bluffé par la rapidité des F1, confessant être rapidement tombé sous le charme de ce qu'il avait entre les mains. Au point de trouver l'expérience "addictive". 

"Les mots me manquent pour parler d'aujourd'hui", assure-t-il. "Cette expérience, cette opportunité, c'est rare, une fois dans une vie. Mais mec, wow ! C'est absurde, wow. Je m'attendais à ce que ce soit fou et insensé, et c'est fou et insensé, mais dix fois plus. Je pensais que l'IndyCar était rapide, mais c'était fou. Je ne sais pas quoi dire d'autre. Dès le premier tour, dès que je suis allé en piste, j'ai ressenti la puissance du grip et du freinage. Cette chose fait tout ce que vous voulez. Quelle expérience formidable, et quelle voiture !"

"Je ne pense pas que quoi que ce soit s'en rapproche. En matière de pilotage et de sensations, pour ressentir les limites, rien ne s'en rapproche. Les sensations en IndyCar sont folles. Mais quand tu te retrouves dans cette voiture, avec la façon dont elle est capable de tout faire si vite, où tout est compressé, c'est comme un jeu vidéo. C'est irréel. Mais je dois dire que pour en extraire le maximum, il faut un peu plus d'engagement. Je n'ai certainement pas atteint la limite dans certains domaines. Je l'ai fait dans d'autres. C'est normal, il faut du temps pour savoir ce dont elle est capable, pour vraiment l'amener là sans dépasser la limite. Je ne voulais pas dire : 'J'ai de grosses couilles et j'y vais !', puis me retrouver dans le mur."

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