Pérez et Force India travaillent déjà pour battre McLaren en 2018

Le pilote mexicain a insisté à Suzuka sur la nécessité de ne pas relâcher le rythme de développement, afin de garantir les chances de Force India de lutter pour la quatrième place du championnat l'an prochain.

C'est un Sergio Pérez très confiant qui est arrivé à Suzuka cette semaine, après un Grand Prix de Malaisie aussi difficile que rassurant. Si le Mexicain a souffert d'un violent virus qui l'a considérablement affaibli à Sepang, il a toutefois réalisé une course très solide durant laquelle son rythme a impressionné. Sixième à l'arrivée, il est notamment le seul du peloton à n'avoir pas concédé un tour aux cinq premiers.

En Malaisie, la VJM10 disposait d'évolutions aérodynamiques, ainsi que de la dernière spécification du moteur Mercedes. Une voie sur laquelle l'équipe entend continuer, non seulement pour s'assurer de la quatrième place au championnat constructeurs, mais également pour se donner toutes les chances de la conserver en 2018, a minima. Se disant "très encouragé" par la performance réalisée à Sepang, Sergio Pérez a insisté sur le rythme de développement à maintenir en vue de l'an prochain.

"Nous avions un rythme très costaud, nous avons assez durement battu nos concurrents, et c'est bien", se réjouit le pilote mexicain. "Nous devons continuer à attaquer, à faire du développement en vue de l'année prochaine, car les choses ne vont pas beaucoup changer, donc tout ce que l'on peut apprendre sur la voiture de cette année est important."

"Plus que développer la voiture, nous essayons de comprendre les principaux problèmes, et de travailler dessus en soufflerie. Je pense que McLaren est la menace, plus que Renault. Il y a une bonne stabilité dans l'équipe, et nous comprenons les problèmes de cette année, nous travaillons dessus. Il y a de bonnes choses qui arrivent sur la voiture pour l'an prochain, ça devrait nous apporter de la performance."

De retour à 100% physiquement

Sixième du championnat, Sergio Pérez n'a manqué les points qu'à trois reprises cette année – à Monaco, Bakou et Spa – et entend terminer fort sa campagne. On l'a compris, le résultat obtenu en Malaisie a fait énormément de bien, d'autant que la souffrance physique était à son maximum. Sous perfusion la veille de la course, l'ancien pilote McLaren a lutté pour tenir sa place.

"Dimanche, je crois que c'était ma course la plus dure physiquement", admet-il. "C'était comme si je n'avais pas de force dans les muscles. J'avais vraiment, vraiment du mal. J'ai plutôt eu de la chance de connaître une course aussi facile, mais de manière générale c'était difficile. Avec la chaleur, c'était de pire en pire au fil de la course. J'essayais de boire autant d'eau que possible. J'avais l'impression d'avoir perdu toutes mes forces, je me sentais très faible."

"Ça n'était pas une option pour moi [d'abandonner]. Il y a eu un moment dans le week-end où ça a probablement été le cas. Le vendredi, sans roulage limité, je pense que je n'aurais pas été capable de faire le week-end, mais ça s'est progressivement amélioré. La météo m'a aidé en permettant de ne pas trop rouler vendredi, et j'ai eu la chance de pouvoir me remettre à partir de là."

Tout est depuis rentré dans l'ordre, et le pilote Force India s'est refait une santé pour affronter un circuit lui aussi très physique à Suzuka. "Je me sens enfin comme avant", assure-t-il. "Je suis à 100% pour ce week-end. C'était un virus, un gros virus qui m'a durement touché. Ça m'a pris du temps pour me remettre, mais je me sentais déjà beaucoup mieux lundi" 

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP du Japon
Circuit Suzuka
Pilotes Sergio Pérez
Équipes Force India
Type d'article Actualités
Tags suzuka