Les pilotes s'attendent à ce que Losail soit "physique"

Avant de se rendre en personne sur le circuit de Losail, théâtre du nouveau Grand Prix du Qatar de Formule 1, les pilotes de la grille ont pu se familiariser avec la piste qatarie à travers leur simulateur.

Les pilotes s'attendent à ce que Losail soit "physique"

Parmi les vingt pilotes qui composent la grille F1 en 2021, seuls Sergio Pérez et Nikita Mazepin connaissent le circuit de Losail puisqu'ils y ont déjà couru, respectivement en GP2 Asia et en MRF Challenge, au début de leur carrière. Pour tous les autres, les premiers tours de ce circuit se sont faits à l'usine, à bord du simulateur. Bien que la tenue du Grand Prix du Qatar ait été annoncée en septembre, les pilotes n'ont eu l'occasion de découvrir Losail que récemment en raison d'un programme compact. Selon eux, des réglages privilégiant l'appui aéro et des séries de virages rapides devraient constituer un défi de taille.

"C'est un circuit assez rapide", a confié Lando Norris à Motorsport.com. "Il n'y a pas beaucoup de grosses zones de freinage, donc ça risque d'être très physique. Je ne sais pas quelle sera la qualité de la course, pour le moment je n'en ai aucune idée. Mais ça a l'air d'être un circuit amusant."

"Ça va être très rapide", a renchéri Pierre Gasly. "C'est difficile de le comparer à n'importe quel autre circuit que nous avons visité donc ça va être un challenge. Du point de vue du pilotage, et en l'ayant testé sur le simulateur, ça semble prometteur. Les vitesses seront élevées, il y aura de long virages, des virages à forte rotation, donc ça risque d'être difficile pour se suivre. Mais nous verrons."

"Probablement, ça va être très physique en matière de g encaissés. La vitesse minimum dans les virages est assez élevée. São Paulo est toujours très difficile car c'est un circuit anti-horaire mais dans un triple-header [trois Grands Prix de suite, ndlr], on a mal au cou de la première course à la dernière."

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Du temps s'est écoulé depuis l'unique visite de Pérez au Qatar, en 2009. Par conséquent, le pilote Red Bull n'a plus un souvenir aussi vif du circuit et a dû se rafraîchir la mémoire dans le simulateur de l'équipe. Et les données récoltées lui font penser que l'avantage de Mercedes en ligne droite, parfaitement illustré au Grand Prix de São Paulo, ne sera pas aussi puissant ce week-end.

"Nous verrons ce que nous pourrons faire au Qatar", a indiqué Pérez. "Je pense que ce sera différent, la vitesse de pointe ne sera probablement pas si importante là-bas donc j'espère que nous serons beaucoup plus compétitifs. Je pense que c'est un circuit à fort appui, très rapide. Et j'espère que la ligne droite des stands n'est pas trop longue !"

À Losail, Mercedes et Red Bull devraient très logiquement monopoliser les avant-postes, qu'importe la longueur de la ligne droite principale ou l'angle des virages. C'est en tout cas l'avis de George Russell, qui a admis que les structures disposant de plus grandes ressources étaient toujours avantagées en se rendant sur de nouveaux circuits.

"[Les nouveaux circuits] sourient aux équipes réalisant de meilleures simulations, c'est certain", a commenté le pilote Williams. "Parce qu'en coulisses, elles sont un peu plus au top que les équipes du fond de grille. Mais [ces circuits] offrent toujours des opportunités. La piste évolue constamment, les pilotes doivent l'apprendre, les équipes doivent l'apprendre. Donc si votre équipe travaille bien, vous devriez être capable d'en tirer le meilleur parti."

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