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Les pilotes mitigés après les décisions contre le marsouinage

Les pilotes se sont exprimés suite à la décision de la FIA d'intervenir sur le marsouinage. Si certains accueillent bien la nouvelle, d'autres se montrent plus réfractaires.

Lance Stroll, Aston Martin

Photo de: Carl Bingham / Motorsport Images

La FIA a enfin décidé d'agir contre le marsouinage, mais les décisions prises ne satisfont pas tout le monde. Ce phénomène de rebond s'était manifesté dès les premiers essais hivernaux à Barcelone, et en avait surpris plus d'un. En effet, les simulations en soufflerie ne permettant pas d'atteindre les mêmes vitesses qu'en bout de ligne droite, c'est sur la piste que les écuries ont découvert le marsouinage sur les monoplaces de 2022.

Depuis, les ingénieurs et mécaniciens font face à un véritable casse-tête. Les rebonds peuvent être limités en élevant la hauteur de caisse, au prix de la performance (la voiture générant moins d'appui au sol). Un jeu d'équilibriste entre confort du pilote et vitesse sur la piste. Mais après de multiples plaintes de la part des principaux acteurs, la FIA a décidé d'intervenir. Des décisions qui font suite aux images rares aperçues à l'arrivée du Grand Prix d'Azerbaïdjan, plusieurs pilotes (en particulier Lewis Hamilton) se tenant le dos et montrant des signes évidents de souffrance.

Lors du Grand Prix du Canada ce week-end, les écuries devront trouver un compromis pour limiter le marsouinage. Car avant la troisième séance d'essais libres, la FIA calculera la vitesse verticale de la voiture : si les rebonds sont trop importants, les voitures concernées devront être relevées, ce qui les handicapera en termes de performances. Une nouvelle ligne dans la règlementation qui a reçu un accueil mitigé auprès des pilotes.

"Ce n'est pas aussi grave pour nous que sur d'autres voitures. Certaines monoplaces sont plus faciles à piloter que d'autres, on dirait. Mais ce qui est très positif c'est que la FIA agit pour prendre soin de nous, et c'est très positif", a réagi Esteban Ocon. "Il y a deux domaines que nous ne devrions pas mélanger à mon avis : ce sont le marsouinage et la raideur globale des voitures. Car dans certains virages que nous avions déjà l'an dernier, par exemple à Monaco après le tunnel, quand je heurtais le vibreur fort, je le sentais violemment dans mon corps, et ce n'est pas en bout de ligne droite. La raideur de la voiture en général est aussi un problème. Ça ne se résume pas forcément à la quantité de marsouinage en bout de ligne droite."

Esteban Ocon, Alpine F1 Team

Si le Français est plutôt satisfait, George Russell, qui était l'un des plus véhéments par rapport au marsouinage à Bakou, s'est montré plus perplexe. "Nous devons attendre et voir [les résultats de la collecte de données de la FIA]. Je pense que même pour les équipes qui souffrent le moins, c'est toujours un phénomène très agressif. La FIA a accès à toutes les charges d'accélération verticale que nous subissons et c'est bien au-delà de ce que l'on pourrait penser être sûr. Des discussions plus approfondies sont donc nécessaires pour aller de l'avant et savoir où nous allons."

Charles Leclerc, qui a plutôt bien supporté le marsouinage de sa F1-75 sur cette première partie de saison, s'est montré opposé à cette décision : "Je ne suis pas complètement d'accord de mon côté. J'ai l'impression que c'est la responsabilité de l'équipe de me donner une voiture qui est apte à être pilotée. Jusqu'à présent, je n'avais pas de problèmes particuliers avec elle. Oui, elle est plus rigide que la voiture de l'année dernière. Que ce soit impossible ou très dur à piloter pour moi, je ne le pense pas, du moins personnellement. De notre côté, nous avons trouvé des solutions pour la rendre meilleure."

Finalement, Lance Stroll a tenu à rappeler l'aspect sécuritaire de cette décision, qui vise à limiter un effet indésirable de cette génération de monoplaces qui aurait pu être néfaste sur le long terme, en particulier sur la santé des pilotes. Le local de l'étape juge que le marsouinage n'est "pas viable pour 23 Grands Prix", et pense que cette règlementation qui a remis l'appui du sol au goût du jour est "dur pour les corps".

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